Billets d'humeur, doux, durs et dingues. Ils compilent coups de coeur, de gueule, de blues, infos, pépites et autres richesses que j'ai envie de partager avec vous. Amoureux de la plume et de tout ce qui la fait glisser, j'essaierai dans ce Frankierama, d'ouvrir une petite fenêtre sur ce qui me fait frissonner, et de changer un peu votre air.
mercredi 21 octobre 2009
vendredi 16 octobre 2009
Le jour où j'ai été amant
Je me souviendrai longtemps de la première fois où j’ai endossé le costume de l’amant. Quoique c’est plutôt le fait de l’enlever qui fait vraiment le statut…
Ma cousine allait fêter ses 30 ans, c’était en 2003. J’étais célibataire, et après avoir été quatre années durant, l’oiseau insaisissable des nuits parisiennes dans lesquelles je travaillais (je m’occupais d’animer la marque « Jack Daniel’s » dans les endroits branchés de la capitale en organisant des soirées avec dégustation, hôtesses et cadeaux estampillés Tonton Jack… THE job…), j’entrais tranquillement dans la logique de mon âge (32 ans à l’époque), en devenant « Brand Ambassador » sur toute la France, pour le whisky haut de gamme, Glenmorangie.
« Ambassadeur de marque » ! Un peu pompeux le titre hein… C’est en fait une sorte de commercial VIP de la marque, qui forme les commerciaux régionaux sur l’histoire et l’élaboration du whisky, ainsi que les barmen des plus belles affaires du pays. C’est comme ça que, de Deauville à Bordeaux, de Rennes à Aix en Provence, de Lyon à Strasbourg, j’ai découvert mon pays comme peu de mes compatriotes auraient la chance de le découvrir. C’est fou comme une école de journalisme peut offrir comme débouchés… (Je suis revenu à mes premières amours, plus tard, en étant auteur).
Contrairement aux a priori qu’elle charrie, la nuit n’avait changé en rien ma nature romantique et sensible, ni n’avait troublé mon regard sur les femmes. Mais elle avait considérablement ouvert la possibilité d’une île, au cours de mon paisible et sensuel voyage de célibataire épris de liberté et d’amour. Et l’expérience appelant l’expérience, je vivais intensément chacune, en étant toujours le même, et en vivant l’histoire d’une nuit comme celle d’une vie, toujours.
J’allais rencontrer la femme qui deviendrait la mienne deux ans plus tard, et je voulais être prêt pour elle, en lui étant aussi fidèle que ma philosophie m’y invite, et en vivant donc absolument mes années de liberté, celles que mes parents n’ont pas eu le temps de vivre, et qui les ont séparés.
2003 donc… La meilleure amie de ma cousine me contacte. Elle m’écrit pour me parler de l’anniversaire surprise qu’elle lui prépare. Je lui rends hommage sous ma plume en lui disant que ma cousine avait bien de la chance d’avoir une amie comme elle. Puis, très vite, je sens que ces mots sont autant d’invitations à lui plaire. Elle me demande si je me souviens d’elle, que je l’avais vue il y a une dizaine d’années, on était ados, qu’elle se souvenait parfaitement de moi… Bon, je ne vais pas faire l’innocent, ça sentait un peu le cul cette histoire… Je sentais bien que je lui plaisais plus que de raison. Et, petit grigou que je suis, au lieu de calmer le jeu, j’entrais dans le sien, en arrosant des sens la flamme qu’elle essayait de faire danser. L’incendie allait être d’une puissance incontrôlable.
Elle (je ne la prénomme pas, par respect pour son intimité) était mariée, depuis quelques années, et avait une fille de deux ans. Très vite, les mots brûlants, son envie de me faire rencontrer « les plus beaux seins du monde » (avouez que c’est alléchant), mon intention de ne pas être raisonnable, assez égoïstement, j’en conviens, même si la dame a toujours eu les clés du choix en sa possession, allaient proposer une rencontre. C’était sur les Champs-Elysées, rue de Berri plus exactement. Dans un tailleur impeccable, assez sexy, aussi généreuse que pulpeuse, pas exactement mon style de femme physiquement, mais une jolie invitation au plaisir épicurien.
On entre dans ce restaurant – bar, l’Impala Lounge, une petite table, assis l’un en face de l’autre, ses yeux qui pétillent, les miens qui essaient d’ignorer ce décolleté qui semble hurler mon prénom. C’est la première fois de ma vie que je deviens comme un de ces personnages que je n’avais vus auparavant que sur grand écran, ou petit, un amant. En puissance en tout cas puisque j’ai alors bien conscience que je prends un verre avec une femme mariée, qui n’est plus du tout heureuse dans son couple, et qui retrouve son éclat par ma seule présence dans sa vie. Comment ne pas y être sensible…
Je me pose quand même la question, intérieurement, pendant qu’elle frotte légèrement sa jambe en remontant sur la mienne dans un sourire plus efficace que le résumé d’une nuit possible, de mon comportement, de celui que je dois avoir, que je devrais avoir. Suis-je égoïste en ne prenant pas à sa place les responsabilités qu’elle veut fuir ? Dois-je culpabiliser de cueillir cette fleur qui me proclame soleil ? Puisque je sais, déjà, qu’elle n’est pas celle pour qui j’ouvrirai mon jardin ? J’ai probablement été aussi libre que négligent. Mais honnête, sincère, transparent, je l’ai toujours été.
C’était un mercredi soir. On se quitte, je l’embrasse dans le cou, sorte de mi-chemin entre ce qu’elle attendait et ce que j’allais lui proposer pour lui dire au revoir, et je rentre chez moi, dans mon appartement de célibataire. Le vendredi, veille de l’anniversaire, elle m’appelle : « Mon chéri, je suis près de chez toi, je peux venir t’embrasser… ? ». Je reste deux secondes silencieux, et lui dis « écoute, si il devait se passer quelque chose entre nous, je veux que tu saches que si j’en ai envie, je ne pourrais me permettre de le cultiver, ça ne pourrait pas continuer, c’est trop compliqué cette situation, et si j’aime être un amant dans le sens romantique du terme, pas vraiment dans son sens coupable. »
- Ok pour moi, je le regretterai toute ma vie si je ne le fais pas maintenant…
- D’accord. A tout de suite… »
Elle arrive, entre, enlève son manteau, se précipite dans mes bras, on s’embrasse, bientôt nus. Je ne sais pas quel est le sentiment qui domine entre l’excitation de découvrir une nouvelle expérience sensuelle, amoureuse, et orgasmique et celui qui, comme un petit ange sur l’épaule, te souffle de ne pas prendre ce chemin…
Nue dans mes bras, après quelques caresses, je la sens un peu hésitante, comme si elle se demandait si je n’allais pas profiter d’elle. Je ne voulais vraiment pas qu’elle pense une telle chose, et puisque ma sensibilité a la chance d’être féminine, j’en profite pour lui dire que je pense savoir ce qui la freine. Je lui dis que je ne veux rien lui voler, je ne prendrai que ce qu’elle me donne. C’est ce qu’elle attendait. Son sourire refleurit, et son corps s’ouvre à nouveau…
Samedi soir. Anniversaire surprise de ma cousine donc. Ma mère me dit : « On se retrouve chez elle.
- Heu… ah bon ?
- Oui, oui, on doit se cacher chez elle avant d’attendre dans le restaurant.
Et là, donc, une scène assez surréaliste, j’arrive chez elle, en me voyant, elle éclaire toute la pièce de son regard, jusqu’au front de son mari qui vient me serrer la main. C’est là que je me suis vraiment senti amant. Tout beauf que sa femme voulait bien le décrire, je serrais la main d’un homme avec l’épouse duquel je venais de faire l’amour la veille… Pas très bien dans mes pompes, mais bon, c’était la seule et unique fois, donc, je restais sur cette idée pour rester fort.
« Qui va chercher le champagne dans la voiture ? Elle se propose, et me dit : « Franck, tu viens avec moi ?
- Heu… oui, bien sûr ! »
Dans l’ascenseur, elle me demande si elle me plaît, et me dit qu’elle m’aime ! Là, je commence à sentir que tout peut se barrer en sucette assez rapidement… De mon côté, je passais la soirée avec Magali, avec qui j’étais sorti quelques années plus tôt, à chaque fois qu’on se retrouvait, célibataires, on dormait ensemble… La surprise passée, ma cousine ravie, commence le show de Madame. Il faut savoir qu’elle ne supporte que très peu l’alcool. Et sous l’effet de la richesse de la soirée, elle avait déjà descendu cinq coupes de champagne… Quand je parlais à Magali, elle surgissait entre nous, et disait dans un sourire étrange « Attention vous deux, je vous ai à l’œil ! » Magali me demande ce qu’elle a. « Je t’expliquerai… » Puis, ma mère vient vers moi… « Tu sais ce qu’elle vient de me dire aux toilettes ? Elle m’a demandé si ça me plairait qu’elle soit ma belle-fille… »
Sale temps.
Puis elle se frotte à moi, à chacun de ses passages entre les tables, devant son mari. Je décide de partir parmi les premiers. Je dis au revoir à tout le monde, je dis à Mag de me rejoindre à la maison un peu plus tard, avec sa voiture. Je monte dans la mienne, on est une dizaine à partir. Et là, ses plombs sautent.
Alors que j’entame une marche arrière pour sortir du parking, je la vois dans mon rétro sortir du restaurant, courant en talons, hurlant mon prénom, en disant qu’elle veut partir avec moi, le tout devant tous les invités, sur le trottoir, totalement incrédules !!!
Pendant que mon beau-père s’étouffait de rire devant une telle scène, elle arrive à monter dans ma voiture, et me dit :
« On s’en va, roule chéri !!!
- Non --------- on ne s’en va nulle part, tu es mariée, on a vécu ce sur quoi on était d’accord, et je ne suis pas d’accord pour que ça glisse comme ça là… Descend ----- s’il te plaît, tu as trop bu, repose toi, va retrouver ta fille et ton mari, et on s’appelle demain. D’accord ? »
Après quelques palabres, elle accepte de descendre, ma cousine jouant la diplomate…
4h du matin, chez moi, après avoir fumé la cigarette d’après l’amour, on se couche, Magali et moi. Soudain, on frappe au volet de ma cuisine ! A 4 heures du matin ! Et la cuisine est dans le jardin !! « Qui c’est ? » demande Mag un peu affolée ? Je comprends immédiatement… : « A ton avis… »
C’était elle. Elle avait escaladé le portillon du jardin, en tailleur, et frappait à toutes les fenêtres. Je n’ouvrais pas. Ne répondais pas mon téléphone. Puis elle sonne à mon interphone. Mais en laissant le doigt appuyé au moins 5 minutes sur le bouton qui fait un bruit d’enfer ! Et là, je vous jure que c’est très long 5 minutes… Puis silence de deux minutes… Puis elle sonne encore, encore plus longtemps ! J’ai l’impression d’avoir Glenn Close dans le couloir ! Elle ne sait pas que Magali est là, et je ne veux pas lui ouvrir, de toutes façons. Elle est complètement ivre, pas que de champagne certes, mais surtout. Ma cousine appelle. Je réponds. Son mari la cherche partout, et il veut savoir si elle est chez moi. Je réponds non, mais elle est dans le couloir. Je lui dis que je ne veux pas ouvrir, et que j’appelle les flics. Ce qui rassure le mari, superbe paradoxe…
Elle a réveillé tout l’immeuble. Tout le monde est d’accord, il faut appeler les flics, il n’y a que ça à faire. J’appelle donc la police, qui, bizarrement, connaît ce genre de situation, alors que pour vous, ça paraît absolument incroyable… Et on attend. Elle sonne, elle sonne, elle frappe. Un voisin, excédé lui ayant probablement ouvert. Elle sonne à ma porte maintenant. Puis frappe, et crie mon nom, et l’amour qui va avec.
Puis on entend le claquement des portes dehors. Une voiture. Des voix. On parle dans le couloir. On lui parle. Puis plus rien…
Le lendemain matin. Elle m’a appelé pour s’excuser. Je ne lui en ai évidemment jamais voulu, et j’étais forcément un peu responsable de cette situation, même si je n’avais été que l’élément déclencheur. Elle a en effet divorcé dans la foulée, s’est remariée, et a eu deux autres enfants. Nous ne nous sommes recroisés qu’une seule fois, quelques mois plus tard, et ses yeux criaient plus forts que le silence qu’elle avait choisi. Je ne l’ai plus jamais revue.
Cette nuit-là, les policiers sont entrés dans le hall. Elle était assise sur le paillasson, la tête posée contre ma porte :
« Que faites-vous ici Madame ?
- Il y a l’homme que j’aime derrière cette porte
- Il ne veut pas ouvrir Madame, votre mari vous attend, il faut y aller. Vous réveillez tout le monde là… On va vous aider… Venez. »
C’est quand même très dur, presque violent, la façon dont nous avons dû gérer cette histoire. Mais personne n’aurait pu faire autrement.
L’amour est parfois imprévisible. L’alcool aussi. Elle n’a plus jamais bu une goutte. Je n’ai plus jamais été amant.
Franck
Ma cousine allait fêter ses 30 ans, c’était en 2003. J’étais célibataire, et après avoir été quatre années durant, l’oiseau insaisissable des nuits parisiennes dans lesquelles je travaillais (je m’occupais d’animer la marque « Jack Daniel’s » dans les endroits branchés de la capitale en organisant des soirées avec dégustation, hôtesses et cadeaux estampillés Tonton Jack… THE job…), j’entrais tranquillement dans la logique de mon âge (32 ans à l’époque), en devenant « Brand Ambassador » sur toute la France, pour le whisky haut de gamme, Glenmorangie.
« Ambassadeur de marque » ! Un peu pompeux le titre hein… C’est en fait une sorte de commercial VIP de la marque, qui forme les commerciaux régionaux sur l’histoire et l’élaboration du whisky, ainsi que les barmen des plus belles affaires du pays. C’est comme ça que, de Deauville à Bordeaux, de Rennes à Aix en Provence, de Lyon à Strasbourg, j’ai découvert mon pays comme peu de mes compatriotes auraient la chance de le découvrir. C’est fou comme une école de journalisme peut offrir comme débouchés… (Je suis revenu à mes premières amours, plus tard, en étant auteur).
Contrairement aux a priori qu’elle charrie, la nuit n’avait changé en rien ma nature romantique et sensible, ni n’avait troublé mon regard sur les femmes. Mais elle avait considérablement ouvert la possibilité d’une île, au cours de mon paisible et sensuel voyage de célibataire épris de liberté et d’amour. Et l’expérience appelant l’expérience, je vivais intensément chacune, en étant toujours le même, et en vivant l’histoire d’une nuit comme celle d’une vie, toujours.
J’allais rencontrer la femme qui deviendrait la mienne deux ans plus tard, et je voulais être prêt pour elle, en lui étant aussi fidèle que ma philosophie m’y invite, et en vivant donc absolument mes années de liberté, celles que mes parents n’ont pas eu le temps de vivre, et qui les ont séparés.
2003 donc… La meilleure amie de ma cousine me contacte. Elle m’écrit pour me parler de l’anniversaire surprise qu’elle lui prépare. Je lui rends hommage sous ma plume en lui disant que ma cousine avait bien de la chance d’avoir une amie comme elle. Puis, très vite, je sens que ces mots sont autant d’invitations à lui plaire. Elle me demande si je me souviens d’elle, que je l’avais vue il y a une dizaine d’années, on était ados, qu’elle se souvenait parfaitement de moi… Bon, je ne vais pas faire l’innocent, ça sentait un peu le cul cette histoire… Je sentais bien que je lui plaisais plus que de raison. Et, petit grigou que je suis, au lieu de calmer le jeu, j’entrais dans le sien, en arrosant des sens la flamme qu’elle essayait de faire danser. L’incendie allait être d’une puissance incontrôlable.
Elle (je ne la prénomme pas, par respect pour son intimité) était mariée, depuis quelques années, et avait une fille de deux ans. Très vite, les mots brûlants, son envie de me faire rencontrer « les plus beaux seins du monde » (avouez que c’est alléchant), mon intention de ne pas être raisonnable, assez égoïstement, j’en conviens, même si la dame a toujours eu les clés du choix en sa possession, allaient proposer une rencontre. C’était sur les Champs-Elysées, rue de Berri plus exactement. Dans un tailleur impeccable, assez sexy, aussi généreuse que pulpeuse, pas exactement mon style de femme physiquement, mais une jolie invitation au plaisir épicurien.
On entre dans ce restaurant – bar, l’Impala Lounge, une petite table, assis l’un en face de l’autre, ses yeux qui pétillent, les miens qui essaient d’ignorer ce décolleté qui semble hurler mon prénom. C’est la première fois de ma vie que je deviens comme un de ces personnages que je n’avais vus auparavant que sur grand écran, ou petit, un amant. En puissance en tout cas puisque j’ai alors bien conscience que je prends un verre avec une femme mariée, qui n’est plus du tout heureuse dans son couple, et qui retrouve son éclat par ma seule présence dans sa vie. Comment ne pas y être sensible…
Je me pose quand même la question, intérieurement, pendant qu’elle frotte légèrement sa jambe en remontant sur la mienne dans un sourire plus efficace que le résumé d’une nuit possible, de mon comportement, de celui que je dois avoir, que je devrais avoir. Suis-je égoïste en ne prenant pas à sa place les responsabilités qu’elle veut fuir ? Dois-je culpabiliser de cueillir cette fleur qui me proclame soleil ? Puisque je sais, déjà, qu’elle n’est pas celle pour qui j’ouvrirai mon jardin ? J’ai probablement été aussi libre que négligent. Mais honnête, sincère, transparent, je l’ai toujours été.
C’était un mercredi soir. On se quitte, je l’embrasse dans le cou, sorte de mi-chemin entre ce qu’elle attendait et ce que j’allais lui proposer pour lui dire au revoir, et je rentre chez moi, dans mon appartement de célibataire. Le vendredi, veille de l’anniversaire, elle m’appelle : « Mon chéri, je suis près de chez toi, je peux venir t’embrasser… ? ». Je reste deux secondes silencieux, et lui dis « écoute, si il devait se passer quelque chose entre nous, je veux que tu saches que si j’en ai envie, je ne pourrais me permettre de le cultiver, ça ne pourrait pas continuer, c’est trop compliqué cette situation, et si j’aime être un amant dans le sens romantique du terme, pas vraiment dans son sens coupable. »
- Ok pour moi, je le regretterai toute ma vie si je ne le fais pas maintenant…
- D’accord. A tout de suite… »
Elle arrive, entre, enlève son manteau, se précipite dans mes bras, on s’embrasse, bientôt nus. Je ne sais pas quel est le sentiment qui domine entre l’excitation de découvrir une nouvelle expérience sensuelle, amoureuse, et orgasmique et celui qui, comme un petit ange sur l’épaule, te souffle de ne pas prendre ce chemin…
Nue dans mes bras, après quelques caresses, je la sens un peu hésitante, comme si elle se demandait si je n’allais pas profiter d’elle. Je ne voulais vraiment pas qu’elle pense une telle chose, et puisque ma sensibilité a la chance d’être féminine, j’en profite pour lui dire que je pense savoir ce qui la freine. Je lui dis que je ne veux rien lui voler, je ne prendrai que ce qu’elle me donne. C’est ce qu’elle attendait. Son sourire refleurit, et son corps s’ouvre à nouveau…
Samedi soir. Anniversaire surprise de ma cousine donc. Ma mère me dit : « On se retrouve chez elle.
- Heu… ah bon ?
- Oui, oui, on doit se cacher chez elle avant d’attendre dans le restaurant.
Et là, donc, une scène assez surréaliste, j’arrive chez elle, en me voyant, elle éclaire toute la pièce de son regard, jusqu’au front de son mari qui vient me serrer la main. C’est là que je me suis vraiment senti amant. Tout beauf que sa femme voulait bien le décrire, je serrais la main d’un homme avec l’épouse duquel je venais de faire l’amour la veille… Pas très bien dans mes pompes, mais bon, c’était la seule et unique fois, donc, je restais sur cette idée pour rester fort.
« Qui va chercher le champagne dans la voiture ? Elle se propose, et me dit : « Franck, tu viens avec moi ?
- Heu… oui, bien sûr ! »
Dans l’ascenseur, elle me demande si elle me plaît, et me dit qu’elle m’aime ! Là, je commence à sentir que tout peut se barrer en sucette assez rapidement… De mon côté, je passais la soirée avec Magali, avec qui j’étais sorti quelques années plus tôt, à chaque fois qu’on se retrouvait, célibataires, on dormait ensemble… La surprise passée, ma cousine ravie, commence le show de Madame. Il faut savoir qu’elle ne supporte que très peu l’alcool. Et sous l’effet de la richesse de la soirée, elle avait déjà descendu cinq coupes de champagne… Quand je parlais à Magali, elle surgissait entre nous, et disait dans un sourire étrange « Attention vous deux, je vous ai à l’œil ! » Magali me demande ce qu’elle a. « Je t’expliquerai… » Puis, ma mère vient vers moi… « Tu sais ce qu’elle vient de me dire aux toilettes ? Elle m’a demandé si ça me plairait qu’elle soit ma belle-fille… »
Sale temps.
Puis elle se frotte à moi, à chacun de ses passages entre les tables, devant son mari. Je décide de partir parmi les premiers. Je dis au revoir à tout le monde, je dis à Mag de me rejoindre à la maison un peu plus tard, avec sa voiture. Je monte dans la mienne, on est une dizaine à partir. Et là, ses plombs sautent.
Alors que j’entame une marche arrière pour sortir du parking, je la vois dans mon rétro sortir du restaurant, courant en talons, hurlant mon prénom, en disant qu’elle veut partir avec moi, le tout devant tous les invités, sur le trottoir, totalement incrédules !!!
Pendant que mon beau-père s’étouffait de rire devant une telle scène, elle arrive à monter dans ma voiture, et me dit :
« On s’en va, roule chéri !!!
- Non --------- on ne s’en va nulle part, tu es mariée, on a vécu ce sur quoi on était d’accord, et je ne suis pas d’accord pour que ça glisse comme ça là… Descend ----- s’il te plaît, tu as trop bu, repose toi, va retrouver ta fille et ton mari, et on s’appelle demain. D’accord ? »
Après quelques palabres, elle accepte de descendre, ma cousine jouant la diplomate…
4h du matin, chez moi, après avoir fumé la cigarette d’après l’amour, on se couche, Magali et moi. Soudain, on frappe au volet de ma cuisine ! A 4 heures du matin ! Et la cuisine est dans le jardin !! « Qui c’est ? » demande Mag un peu affolée ? Je comprends immédiatement… : « A ton avis… »
C’était elle. Elle avait escaladé le portillon du jardin, en tailleur, et frappait à toutes les fenêtres. Je n’ouvrais pas. Ne répondais pas mon téléphone. Puis elle sonne à mon interphone. Mais en laissant le doigt appuyé au moins 5 minutes sur le bouton qui fait un bruit d’enfer ! Et là, je vous jure que c’est très long 5 minutes… Puis silence de deux minutes… Puis elle sonne encore, encore plus longtemps ! J’ai l’impression d’avoir Glenn Close dans le couloir ! Elle ne sait pas que Magali est là, et je ne veux pas lui ouvrir, de toutes façons. Elle est complètement ivre, pas que de champagne certes, mais surtout. Ma cousine appelle. Je réponds. Son mari la cherche partout, et il veut savoir si elle est chez moi. Je réponds non, mais elle est dans le couloir. Je lui dis que je ne veux pas ouvrir, et que j’appelle les flics. Ce qui rassure le mari, superbe paradoxe…
Elle a réveillé tout l’immeuble. Tout le monde est d’accord, il faut appeler les flics, il n’y a que ça à faire. J’appelle donc la police, qui, bizarrement, connaît ce genre de situation, alors que pour vous, ça paraît absolument incroyable… Et on attend. Elle sonne, elle sonne, elle frappe. Un voisin, excédé lui ayant probablement ouvert. Elle sonne à ma porte maintenant. Puis frappe, et crie mon nom, et l’amour qui va avec.
Puis on entend le claquement des portes dehors. Une voiture. Des voix. On parle dans le couloir. On lui parle. Puis plus rien…
Le lendemain matin. Elle m’a appelé pour s’excuser. Je ne lui en ai évidemment jamais voulu, et j’étais forcément un peu responsable de cette situation, même si je n’avais été que l’élément déclencheur. Elle a en effet divorcé dans la foulée, s’est remariée, et a eu deux autres enfants. Nous ne nous sommes recroisés qu’une seule fois, quelques mois plus tard, et ses yeux criaient plus forts que le silence qu’elle avait choisi. Je ne l’ai plus jamais revue.
Cette nuit-là, les policiers sont entrés dans le hall. Elle était assise sur le paillasson, la tête posée contre ma porte :
« Que faites-vous ici Madame ?
- Il y a l’homme que j’aime derrière cette porte
- Il ne veut pas ouvrir Madame, votre mari vous attend, il faut y aller. Vous réveillez tout le monde là… On va vous aider… Venez. »
C’est quand même très dur, presque violent, la façon dont nous avons dû gérer cette histoire. Mais personne n’aurait pu faire autrement.
L’amour est parfois imprévisible. L’alcool aussi. Elle n’a plus jamais bu une goutte. Je n’ai plus jamais été amant.
Franck
mardi 13 octobre 2009
dimanche 11 octobre 2009
Al Green, une voix, un destin
Dans mon Panthéon musical reposent Bill Withers, Curtis Mayfield, Elvis Presley, et surtout Al Green. Le grand, le génial, l'incroyable Al Green. Vous vous souvenez tous du fameux "Let's stay together" remis au goût du jour par Tarantino dans Pulp Fiction (qui a déjà 15 ans !)..? C'était lui.
(Non, vous ne voyez pas ? Rafraîchissement de mémoire ici : http://www.youtube.com/watch?v=MVzYxqG9N1c)
Après être devenu une star de la soul, son destin va basculer tragiquement, après le suicide de sa petite amie, qui se donne la mort après l'avoir brûlé gravement alors qu'il allait se doucher. Ce traumatisme lui fait quitter la scène pour devenir pasteur, et prêcher avec une foi et une voix d'une force rare, dans son église de Memphis. Il existe un témoignage vidéo extraordinaire de cette période, un documentaire de Robert Mugge intitulé "Gospel according to Al Green", que vous devez absolument voir une fois dans votre vie. C'est une machine à frissons...
Aujourd'hui, après une longue parenthèse Gospel, Al Green est revenu à ses premières amours musicales soul, et ses deux derniers albums sont aussi excellents que les premiers.
Franck Pelé
Bio :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Green
Quelques vidéos à voir :
http://www.youtube.com/watch?v=h8NWqO85P6Y
http://www.youtube.com/watch?v=imjVL14vOcI
http://www.youtube.com/watch?v=D9wkcfCbZqM
(Non, vous ne voyez pas ? Rafraîchissement de mémoire ici : http://www.youtube.com/watch?v=MVzYxqG9N1c)
Après être devenu une star de la soul, son destin va basculer tragiquement, après le suicide de sa petite amie, qui se donne la mort après l'avoir brûlé gravement alors qu'il allait se doucher. Ce traumatisme lui fait quitter la scène pour devenir pasteur, et prêcher avec une foi et une voix d'une force rare, dans son église de Memphis. Il existe un témoignage vidéo extraordinaire de cette période, un documentaire de Robert Mugge intitulé "Gospel according to Al Green", que vous devez absolument voir une fois dans votre vie. C'est une machine à frissons...
Aujourd'hui, après une longue parenthèse Gospel, Al Green est revenu à ses premières amours musicales soul, et ses deux derniers albums sont aussi excellents que les premiers.
Franck Pelé
Bio :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Green
Quelques vidéos à voir :
http://www.youtube.com/watch?v=h8NWqO85P6Y
http://www.youtube.com/watch?v=imjVL14vOcI
http://www.youtube.com/watch?v=D9wkcfCbZqM
La Mamma se déhanche !
Les arrangements sont énormes de "seventitude", lignes de basse funky à souhait, cuivres emballants, réussissant à rendre une chanson comme La Mamma incroyablement rythmée ! Je ne savais pas que les paroles étaient de Papa Gall, by the way...
Franck
jeudi 8 octobre 2009
mercredi 7 octobre 2009
Web : la fin des moteurs de recherche ?
Le web 2.0 a fait naître un paradoxe : la multiplication des contenus en ligne n’a pas entraîné la démocratisation de l’accès à ces informations. Au contraire, face au trillion de pages web disponibles, le système Page Rank de Google, c’est un peu l’éclairage à la bougie. Si les agrégateurs de type Del.icio.us, les systèmes de flux et les réseaux sociaux présentent à différents niveaux des alternatives enthousiasmantes, les visions futuristes de la recherche et de l’organisation de l’information sur la toile semblent s’organiser autour d’un paradigme d’apparence simple : l’homme ou la machine ?
Les algorithmes complexes du web sémantique constituent un premier élément de réponse. Twine en est l’exemple le plus probant, fournissant à ses utilisateurs une information sur mesure établie d’après une analyse de leurs recherches personnelles. Mais si ce web automatisé est excitant, la nécessaire récolte d’informations sur l’internaute par un système centralisé peut apparaître gênante. Face à ce web automatisé, se développe la vision d’une organisation humaine de la toile dans laquelle les internautes seraient guidés non par des machines mais par d’autres internautes. Plusieurs groupements de journalistes proposent déjà les résultats de leurs veilles à travers des outils comme Aaaliens ou Publish2.
Article en intégralité sur le site des Inrocks ici : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1254902400/article/web-la-fin-des-moteurs-de-recherche/
Voilà un article qui confirme que pour les moteurs de recherche classiques, tout va devenir de plus en plus compliqué. Il confirme également qu'un moteur comme eguides, le moteur français légal respectant les ayant-droits, a décidément une bonne longueur d'avance sur la concurrence.
Les algorithmes complexes du web sémantique constituent un premier élément de réponse. Twine en est l’exemple le plus probant, fournissant à ses utilisateurs une information sur mesure établie d’après une analyse de leurs recherches personnelles. Mais si ce web automatisé est excitant, la nécessaire récolte d’informations sur l’internaute par un système centralisé peut apparaître gênante. Face à ce web automatisé, se développe la vision d’une organisation humaine de la toile dans laquelle les internautes seraient guidés non par des machines mais par d’autres internautes. Plusieurs groupements de journalistes proposent déjà les résultats de leurs veilles à travers des outils comme Aaaliens ou Publish2.
Article en intégralité sur le site des Inrocks ici : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1254902400/article/web-la-fin-des-moteurs-de-recherche/
Voilà un article qui confirme que pour les moteurs de recherche classiques, tout va devenir de plus en plus compliqué. Il confirme également qu'un moteur comme eguides, le moteur français légal respectant les ayant-droits, a décidément une bonne longueur d'avance sur la concurrence.
vendredi 2 octobre 2009
Our beds are burning
Hier a été dévoilé à Paris, le deuxième volet de la campagne Tck Tck Tck lancée à Cannes en juin dernier à l'initiative de Kofi Annan,(Prix Nobel de la Paix et président du Global Humanitarian Forum), Bob Geldof (fondateur de Live Aid), David Jones (Global CEO d'Havas WW) et Hervé de Clerck (fondateur d'Act Responsible). Le clip annoncé alors, créé par The Hours (maison de disque rachetée par Havas en juillet 2008), et réalisé par Chic & Artistic, réunit 55 artistes issus de 15 pays (Mila Jovovitch, Amadou & Mariam, Youssou n'Dour, Mélanie Laurent, Lily Allen, Jet Li, Marion Cotillard, Manu Katche, etc.) dans une reprise de Midnight Oil "Beds are Burning", dont les couplets ont été réécris. Téléchargeable gratuitement sur le site http://www.timeforclimatejustice.com/, il continue de militer pour que les politiques ne ratent pas, à Copenhague, la dernière chance qui leur est offerte de sauver l'humanité du chaos climatique. 1,3 million d'internautes ont signé la pétition virtuelle mise en ligne en juin. (source CB News)
mardi 29 septembre 2009
Roman Polanski wanted and arrested
Poursuivi par la justice américaine depuis 1977 pour une affaire de détournement de mineure, Roman Polanski, qui n'a pas mis les pieds sur le sol américain depuis 1978, a été arrêté samedi soir alors qu'il venait d'atterrir à l'aéroport suisse de Zurich, où il venait recevoir un prix pour l'ensemble de son œuvre. Une procédure d'extradition est en cours, selon un accord entre la Suisse et les Etats-Unis.
Les faits
En 1977, lors d'une séance de photos dans la maison californienne de Jack Nicholson – en l'absence de l'acteur – Polanski a des relations sexuelles avec une jeune fille de treize ans, Samantha Gailey. La mère de la jeune fille porte plainte ; le cinéaste affirme qu'il ignorait son âge et qu'elle était consentante. Un procès retentissant s'ensuit, qui passionne la presse et l'opinion publique, sous l'égide d'un juge médiatique, excité par la personnalité de son « client » : c'est ce procès qui conduit Polanski à s'exiler à Londres, puis en France – il est citoyen français depuis 1976.
Suite de l'article et vidéos de l'époque ici : http://www.telerama.fr/cinema/roman-polanski-wanted-and-arrested,47477.php
Les faits
En 1977, lors d'une séance de photos dans la maison californienne de Jack Nicholson – en l'absence de l'acteur – Polanski a des relations sexuelles avec une jeune fille de treize ans, Samantha Gailey. La mère de la jeune fille porte plainte ; le cinéaste affirme qu'il ignorait son âge et qu'elle était consentante. Un procès retentissant s'ensuit, qui passionne la presse et l'opinion publique, sous l'égide d'un juge médiatique, excité par la personnalité de son « client » : c'est ce procès qui conduit Polanski à s'exiler à Londres, puis en France – il est citoyen français depuis 1976.
Suite de l'article et vidéos de l'époque ici : http://www.telerama.fr/cinema/roman-polanski-wanted-and-arrested,47477.php
lundi 28 septembre 2009
Débat sur l'orthographe
Article lu sur Le Post :
"Alors vous, mes z'amis (le temps que j'y pense, arrêtez de me faire remarquer que l'on écrit les amis et pas "les z'amis", mes lacunes ont des limites, comme ma blonditude), l'orthographe et vous, ça donne quoi ?
Les bases ne sont pas acquises, mais pourquoi ?
Classes surchargées ou désintérêt ?
La suppression des devoirs à la maison est-elle, selon vous, une cause de ces lacunes ?
Et la suppression des punitions à l'école ?
(oui quand j'étais petite, si l'on faisait une faute, on devait copier 50 fois le mot, ça ne m'a pas beaucoup aidée mais bon, je pose quand même la question)
Êtes-vous pour une simplification de l'orthographe ?
Et pourquoi ?
Le journaliste-écrivain François de Closets déclare dans le Parisien : " Si l’orthographe était éliminatoire au bac, on aurait seulement 30 ou 40 % de réussite !".
Êtes-vous d'accord ?
Ma réponse (postée sur Le Post) :
La nature même de ce débat est aussi désolante que déprimante... Si je suis fier d'être né dans ce pays, c'est bien moins pour la Marseillaise que pour la richesse à nulle autre pareille de notre langue, reconnue et enviée dans le monde entier. L'orthographe, c'est de la musique, c'est une symphonie des lettres. Alors oui, tout le monde a le droit de jouer comme il veut, sans partition et sans solfège, mais franchement, il est assez rare de séduire et de donner naissance au frisson sans une certaine maîtrise de l'art. J'ai 38 ans, j'ai grandi avec des gens de toutes les couleurs, avec le verlan, avec des caille-ra, j'ai fumé de l'herbe pendant les répèt' au Stud, j'ai "niqué sa mère" à l'administration répressive, mais jamais, jamais je n'ai pu manquer de respect à l'orthographe. Peut-être parce que j'avais la chance d'y être bon, ou que je m'étais donné cette chance, en lisant beaucoup, en étant curieux, du mot, de l'esprit. Mr de Closet me fait doucement sourire avec sa déclaration de guerre à l'orthographe. Ca me paraît même un peu prétentieux. Alors parce qu'il a du mal avec l'anacoluthe ou l'anaphore, avec les cuisseaux ou les cuissots, il faudrait écrire comme il l'entend ? Sauf que par là, on n'entend pas très bien François voyez-vous... Je trouve qu'il n'y a rien de pire, de plus inésthétique que cette mode du texto qui impose le "ki sé ka di sa ?" . C'est ridicule, enfantin, moche, et surtout paresseux. Et je crois que c'est un peu le mal de ce nouveau siècle. Se foutre de la gueule de la langue de La Fontaine ou Molière, c'est le fruit d'une fantastique paresse intellectuelle, cultivée par l'immédiateté du Net, et le besoin toujours plus fort de gagner des secondes en tuant le lyrisme, sacrifié sur l'autel du portable (oui, Kevin, mets "hôtel' si tu veux... On s'en fout, tu ne comprendras pas plus l'expression...).
"Alors vous, mes z'amis (le temps que j'y pense, arrêtez de me faire remarquer que l'on écrit les amis et pas "les z'amis", mes lacunes ont des limites, comme ma blonditude), l'orthographe et vous, ça donne quoi ?
Parce que dans Le Parisien, on apprend que les lacunes, en matière d'orthographe, sont de plus en plus préoccupantes chez les étudiants et que des remises à niveaux s'imposent...
Alors, selon vous, la fote à qui ?
A quoi ?
La nouvelle génération est-elle trop informatisée ou trop textotée ?
Les bases ne sont pas acquises, mais pourquoi ?
Classes surchargées ou désintérêt ?
La suppression des devoirs à la maison est-elle, selon vous, une cause de ces lacunes ?
Et la suppression des punitions à l'école ?
(oui quand j'étais petite, si l'on faisait une faute, on devait copier 50 fois le mot, ça ne m'a pas beaucoup aidée mais bon, je pose quand même la question)
Êtes-vous pour une simplification de l'orthographe ?
Et pourquoi ?
Le journaliste-écrivain François de Closets déclare dans le Parisien : " Si l’orthographe était éliminatoire au bac, on aurait seulement 30 ou 40 % de réussite !".
Êtes-vous d'accord ?
Ma réponse (postée sur Le Post) :
La nature même de ce débat est aussi désolante que déprimante... Si je suis fier d'être né dans ce pays, c'est bien moins pour la Marseillaise que pour la richesse à nulle autre pareille de notre langue, reconnue et enviée dans le monde entier. L'orthographe, c'est de la musique, c'est une symphonie des lettres. Alors oui, tout le monde a le droit de jouer comme il veut, sans partition et sans solfège, mais franchement, il est assez rare de séduire et de donner naissance au frisson sans une certaine maîtrise de l'art. J'ai 38 ans, j'ai grandi avec des gens de toutes les couleurs, avec le verlan, avec des caille-ra, j'ai fumé de l'herbe pendant les répèt' au Stud, j'ai "niqué sa mère" à l'administration répressive, mais jamais, jamais je n'ai pu manquer de respect à l'orthographe. Peut-être parce que j'avais la chance d'y être bon, ou que je m'étais donné cette chance, en lisant beaucoup, en étant curieux, du mot, de l'esprit. Mr de Closet me fait doucement sourire avec sa déclaration de guerre à l'orthographe. Ca me paraît même un peu prétentieux. Alors parce qu'il a du mal avec l'anacoluthe ou l'anaphore, avec les cuisseaux ou les cuissots, il faudrait écrire comme il l'entend ? Sauf que par là, on n'entend pas très bien François voyez-vous... Je trouve qu'il n'y a rien de pire, de plus inésthétique que cette mode du texto qui impose le "ki sé ka di sa ?" . C'est ridicule, enfantin, moche, et surtout paresseux. Et je crois que c'est un peu le mal de ce nouveau siècle. Se foutre de la gueule de la langue de La Fontaine ou Molière, c'est le fruit d'une fantastique paresse intellectuelle, cultivée par l'immédiateté du Net, et le besoin toujours plus fort de gagner des secondes en tuant le lyrisme, sacrifié sur l'autel du portable (oui, Kevin, mets "hôtel' si tu veux... On s'en fout, tu ne comprendras pas plus l'expression...).
Alors, cher François, chers tous, prenez le temps de tourner sept fois votre langue avant de l'écrire, ça vaut le coup. Vrément.
Franck Pelé
Franck Pelé
Un cinéaste au fond des yeux : Milos Forman
Quel est le dernier film qui vous ait fait pleurer ? Un gros plan qui vous subjugue ? Un film au-dessus des autres ? C’est un questionnaire intime, cinéphile, soumis à des réalisateurs qui nous sont chers pour mieux cerner la passion qui les anime. Aujourd’hui, gros plan sur Milos Forman, dont trois brillantes œuvres de jeunesse, période tchécoslovaque pré-printemps de Prague, ressortent en salles.
jeudi 24 septembre 2009
Et de la caméra de D.A. Pennebaker surgit Janis Joplin
Alors qu’il venait de tourner De battre mon cœur s’est arrêté et qu’on l’interrogeait sur ses goûts, Jacques Audiard nous avait longuement parlé d’une scène de Monterey Pop qui représentait pour lui un exemple absolu de la puissance et de la grâce du cinéma, l’instant précieux où deux forces se joignent et où une star vient au monde sous le regard d’un réalisateur. Dans cette scène, que vous allez découvrir un peu plus bas, D.A. Pennebaker enregistre ce basculement avec une intensité rare. La jeune femme qui y fait son entrée en scène est encore inconnue. Elle débarque du Texas et donne des concerts dans les clubs de San Francisco. Les organisateurs du festival de Monterey l’ont programmé en début d’après-midi, mais sa performance est un choc, et son nom va courir sur toutes les lèvres. Janis Joplin naît à Monterey, et l’œil de Pennebaker, sa patience, son attention délicate, son sens du rythme et du détail, font de cet instant un moment rare dans l’histoire du rock et du cinéma.
article intégral et vidéo ici : http://www.telerama.fr/cinema/pennebaker,47426.php
Hôtel Woodstock (Taking Woodstock)
1969. Elliot traverse une mauvaise passe financière et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l’État de New York. Là, il tente de reprendre en main la gestion de leur motel délabré, mais la situation est catastrophique. C’est alors qu’une bourgade voisine refuse d’accueillir un festival de musique hippie ; voyant là une opportunité inespérée, Elliott appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et c’est le début d’une aventure qui va changer sa vie et celle d’une génération toute entière.
L'anniversaire du festival de Woodstock (du 15 au 18 août 1969) a fait refleurir cet été les témoignages des éternels « j'y étais ». Les plus stupéfiants, si l'on ose dire, viennent de ceux qui, restés sur place après le concert pour le grand nettoyage, ne sont finalement jamais repartis et ont fait leur vie là. Pour toujours sous le charme de l'événement et du symbole. Voués au culte de ces « trois jours de paix, de musique et d'amour ». Woodstock bigger than life, plus grand que les vies de ses quelque 500 000 participants...
A rebours de cet absolu commémoratif, l'audace discrète d'Ang Lee consiste à réduire le grand festival hippie à la seule histoire de ses coulisses. A faire du concert lui-même une sorte d'angle mort. Et de l'événement un déclic intime plus qu'une apothéose dans la vie du personnage principal. Elliot Tiber (l'atypique Demetri Martin, petit prodige du one-man-show) est l'homme qui a...
suite de l'article ici : http://www.telerama.fr/cinema/films/hotel-woodstock,388627,critique.php
mardi 22 septembre 2009
vendredi 18 septembre 2009
L'abeille coule
Pour la première fois, un consensus émerge dans le monde scientifique et apicole sur les causes des surmortalités qui affectent les populations d'abeilles de la plupart des continents. Ce tournant est perceptible au congrès Apimondia, qui réunit à Montpellier, du mardi 15 au dimanche 20 septembre, 500 scientifiques spécialistes de l'abeille et 10 000 participants.

Après plusieurs années marquées par la recherche infructueuse d'un "tueur" patenté de l'abeille - virus, parasite ou pesticides -, la théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée. C'est désormais l'axe de recherche privilégié. "Nous n'avons toujours pas d'explication claire du phénomène, mais nous sommes sûrs qu'il n'a pas une cause unique", affirme le biologiste Peter Neumann, responsable d'un programme international de prévention des pertes de colonies baptisé Coloss.
"On peut faire un parallèle avec la grippe chez l'homme, qui peut avoir des conséquences graves si l'organisme est déjà affaibli, a expliqué Jeff Pettis, directeur de recherche au ministère de l'agriculture américain. Je pense que l'abeille est soumise à toute une série de stress, et que les virus et autres pathogènes sont des opportunistes qui la tuent parce qu'elle est déjà affaiblie."
(suite de l'article ici : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/18/les-hecatombes-d-abeilles-ont-des-causes-multiples_1242087_3244.html)

Après plusieurs années marquées par la recherche infructueuse d'un "tueur" patenté de l'abeille - virus, parasite ou pesticides -, la théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée. C'est désormais l'axe de recherche privilégié. "Nous n'avons toujours pas d'explication claire du phénomène, mais nous sommes sûrs qu'il n'a pas une cause unique", affirme le biologiste Peter Neumann, responsable d'un programme international de prévention des pertes de colonies baptisé Coloss.
"On peut faire un parallèle avec la grippe chez l'homme, qui peut avoir des conséquences graves si l'organisme est déjà affaibli, a expliqué Jeff Pettis, directeur de recherche au ministère de l'agriculture américain. Je pense que l'abeille est soumise à toute une série de stress, et que les virus et autres pathogènes sont des opportunistes qui la tuent parce qu'elle est déjà affaiblie."
(suite de l'article ici : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/18/les-hecatombes-d-abeilles-ont-des-causes-multiples_1242087_3244.html)
jeudi 17 septembre 2009
mercredi 16 septembre 2009
Microsoft, golden story
Microsoft Corporation est une multinationale informatique américaine, fondée par Bill Gates et Paul Allen. Son revenu annuel a atteint 60,42 milliards de dollars sur l’exercice 2007-2008 et elle emploie 94 286 personnes dans 107 pays différents.
Son activité principale consiste à développer des systèmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siège social se situe à Redmond aux États-Unis, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. La société est parfois abrégée MS ou MSFT ou même appelée « la firme de Redmond » ou tout simplement « Redmond » en raison de l’influence qu’a le siège social sur la région.

La stratégie commerciale de Microsoft lui a permis de diffuser son système d’exploitation Windows sur la grande majorité des ordinateurs de bureau. Si bien qu’un observateur note même que la mission originale de Microsoft d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows » est aujourd’hui pratiquement accomplie.
À l’origine, fondée pour développer et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft.
(article complet ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft)
Son activité principale consiste à développer des systèmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siège social se situe à Redmond aux États-Unis, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. La société est parfois abrégée MS ou MSFT ou même appelée « la firme de Redmond » ou tout simplement « Redmond » en raison de l’influence qu’a le siège social sur la région.

La stratégie commerciale de Microsoft lui a permis de diffuser son système d’exploitation Windows sur la grande majorité des ordinateurs de bureau. Si bien qu’un observateur note même que la mission originale de Microsoft d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows » est aujourd’hui pratiquement accomplie.
À l’origine, fondée pour développer et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft.
(article complet ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft)
Google lance une nouvelle application pour aider la presse écrite
Google a dévoilé une nouvelle application baptisée "Fast Flip", qui permet d'avoir un aperçu rapide d'articles de la BBC, du New York Times ou du Washington Post, entre autres publications. Selon Google, utiliser "Fast Flip" revient à feuilleter - "to flip", signifie feuilleter en anglais - les pages d'un magazine "vraiment vite", sans que le temps de chargement n'altère la lecture.
"Fast Flip", accessible sur le site fastflip.googlelabs.com, permet aux internautes de passer en revue les articles mis en ligne sur les sites de près de 40 partenaires de Google. Outre le New York Times, le Washington Post ou la BBC, Google s'est allié à Cosmopolitan, Elle, Marie Claire ou encore Newsweek. Fast Flip "va permettre à la presse de gagner de nouveaux lecteurs", a estimé Krishna Bharat, ingénieur chez Google. (source CB News)
"Fast Flip", accessible sur le site fastflip.googlelabs.com, permet aux internautes de passer en revue les articles mis en ligne sur les sites de près de 40 partenaires de Google. Outre le New York Times, le Washington Post ou la BBC, Google s'est allié à Cosmopolitan, Elle, Marie Claire ou encore Newsweek. Fast Flip "va permettre à la presse de gagner de nouveaux lecteurs", a estimé Krishna Bharat, ingénieur chez Google. (source CB News)
lundi 14 septembre 2009
Scarlett forever
Elle est belle, elle attire la lumière, prend tout l'écran quand elle y apparaît, et en plus, elle chante bien. Si, si. Ecoutez ce petit titre en live, dans le Grand Journal de Canal, de Scarlett Johansson (et Pete Yorn). Une voix vraiment profonde et puissante, à la Regina Spektor un peu (dont le dernier album vaut l'écoute), un petit déhanché qui a déjà dû faire danser Woody Allen devant sa télé, pas de doutes, cette jeune fille est une perle... (y'en a trois qui suivent !) ;-)
Pour voir le live ET l'interview, c'est ici : http://www.youtube.com/watch?v=GdaFKoMgokQ
jeudi 10 septembre 2009
Robert Laffont et Orange lancent l'"hyperlivre" interactif
Les éditions Robert Laffont lancent aujourd'hui en partenariat avec Orange, le premier "hyperlivre", un ouvrage interactif qui permet à partir du livre papier d'accéder à de multiples informations complémentaires sur internet ou son téléphone portable.
Intitulé "Le sens des choses", ce livre expérimental est une réflexion sur l'avenir de la planète signée Jacques Attali en collaboration avec une trentaine d'auteurs dans tous les domaines de la connaissance. A contre-tendance de la dématérialisation du livre par la numérisation des ouvrages, l'"hyperlivre" enrichit le livre papier en offrant au lecteur des contenus graphiques, sonores ou vidéo.
Un système de 83 "flashcodes", sorte de codes barres en début de chapitre qui seront lus par les téléphones, permet d'accéder rapidement à des vidéos, interviews, tableaux, sur l'écran de son mobile. (CB News)
Intitulé "Le sens des choses", ce livre expérimental est une réflexion sur l'avenir de la planète signée Jacques Attali en collaboration avec une trentaine d'auteurs dans tous les domaines de la connaissance. A contre-tendance de la dématérialisation du livre par la numérisation des ouvrages, l'"hyperlivre" enrichit le livre papier en offrant au lecteur des contenus graphiques, sonores ou vidéo.
Un système de 83 "flashcodes", sorte de codes barres en début de chapitre qui seront lus par les téléphones, permet d'accéder rapidement à des vidéos, interviews, tableaux, sur l'écran de son mobile. (CB News)
mercredi 9 septembre 2009
mardi 8 septembre 2009
Mots d'esprit
"Je n'aime pas beaucoup la dérision ambiante, l'esprit négatif qui s'en donne à cœur joie sans risque. C'est un refus de reconnaître ce qu'on doit aux autres. J'aime bien l'humour, parce qu'il y a de la sympathie pour l'autre dans l'humour. Alors que l'ironie peut faire très mal, c'est une forme de condescendance, de supériorité, qui ne m'est pas sympathique."
« Je tiens pour suspecte une pensée qui, tout en s'en défendant, a réponse à tout et tient à l'écart sa propre incertitude »
Jean-Bertrand Pontalis, psychanalyste (dans un entretien que vous pouvez lire intégralement ici : http://www.telerama.fr/idees/jean-bertrand-pontalis-en-analyse-le-silence-est-la-condition-de-la-parole,46264.php )
« Je tiens pour suspecte une pensée qui, tout en s'en défendant, a réponse à tout et tient à l'écart sa propre incertitude »
Jean-Bertrand Pontalis, psychanalyste (dans un entretien que vous pouvez lire intégralement ici : http://www.telerama.fr/idees/jean-bertrand-pontalis-en-analyse-le-silence-est-la-condition-de-la-parole,46264.php )
lundi 7 septembre 2009
samedi 5 septembre 2009
vendredi 4 septembre 2009
Néo Planète lance sa Web Radio
Ci-dessus, Stéphane Aitaissa (NEOPLANETE - Rédacteur en chef adjoint), Yolaine de la Bigne (Directrice de l'agence Kel Epok Epik - Rédactrice en chef de NEOPLANETE) lors de la soirée de lancement de la web radio au Fouquet's / © Anthony Gasparetto / KEL EPOK EPIKLa web radio de NEOPLANETE, c'est ici : http://www.neo-planete.com/2009/09/01/neoplanete-lance-sa-web-radio/
Nouvelle offre éditoriale web et papier pour Libé
Libération espère séduire 5% à 10% de lecteurs en plus d'ici à décembre, grâce à une nouvelle formule et une offre internet payante, disponibles à partir de lundi, ont annoncé hier ses dirigeants lors d'un point de presse. "Le quotidien doit faire l'actualité", explique Laurent Joffrin, le PDG. Ainsi enquêtes, reportages et confidentiels auront la part belle. La nouvelle formule du journal sera dans les kiosques à partir du 7 septembre. Parallèlement, l'édition papier du samedi sera étoffée, pour un prix inchangé, alors que le site internet, jusque-là gratuit, va lancer deux offres payantes (6 et 12 euros par mois), permettant notamment d'avoir accès à tous les articles de Libération du jour et aux archives du journal sur les 15 dernières années. Libération vise 20 000 abonnés pour cette nouvelle offre. (source CB News)
jeudi 3 septembre 2009
Le début de la fin
Quelque chose m'a toujours sidéré au cinéma. C'est cet incroyable élan qui éjecte certains spectateurs de leurs sièges sitôt la première lettre du générique de fin apparue. Mais ils vont où tous ces gens ??? Si le film avait duré 2H07 au lieu de 2H02, hors générique, ils seraient bien restés jusqu'à la fin, non ? Alors pourquoi se lever comme des dingues, comme si le cinéma allait exploser dès l'apparition du mot fin, comme si le métro allait fermer, comme si soudain, ils sentaient que la fourrière allait venir à cet instant précis dégager leur voiture de "Livraison", alors que pendant le film, la fourrière, elle joue à Puissance 4 avec sa grand-mère...Mais restez bande de sprinteurs irrespectueux du travail d'autrui ! Restez, prenez le temps... La fin d'un film c'est mille choses à la fois, c'est se cultiver sur le casting ou sur les lieux de tournage, sur le nom du chef op pour les plus pointus, c'est voir la petite surprise finale du réalisateur, c'est rester encore un peu dans ce temps que le film a suspendu pour vous, et redescendre en douceur, à mesure que le générique monte, c'est laisser sa gorge se détendre d'une émotion frissonnante et belle dans les notes de musique finales, c'est continuer de rêver un peu, ou même d'être triste, mais c'est rester dans une émotion, avant de reprendre de plein fouet le parfum de la ville polluante dans les narines et les épaules pressées des passants stressés.
Prenez le temps... Ne partez pas tout de suite... Prenez le temps. Et peut-être que ces cinq minutes gagnées vous en feront gagner d'autres, plus précieuses, de réflexion, de recul, de culture, de détente.
La fin d'un film, c'est le moment où la réalité vient vous reprendre. Laissez-la vous reprendre, doucement, ne vous jetez pas dans sa gueule, elle vous mord assez comme ça...
Franck
Hollywood se monte le Berrichon
Le Ciné Lumière de Vierzon (Cher) est dans le collimateur des majors américaines depuis qu’un certain « THX fuck » pirate des films depuis les salles du cinéma.

Depuis trois ans, l’équipe du Ciné Lumière de Vierzon n’affiche qu’une ambition : coincer « THX fuck ». Ce pirate berrichon, repéré en 2006 par les majors hollywoodiennes, leur a déjà pompé six longs métrages en filmant la projection depuis la salle. Au palmarès de ce Mozart de la capture, Spiderman III, Yes Man, le second épisode du Che de Steven Soderbergh, Walkyrie, le Jour où la Terre s’arrêta et Slumdog Millionnaire. Des vidéos évidemment destinées à alimenter les réseaux de téléchargement peer to peer.
(suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/Hollywood-se-monte-le-Berrichon,7957.html)

Depuis trois ans, l’équipe du Ciné Lumière de Vierzon n’affiche qu’une ambition : coincer « THX fuck ». Ce pirate berrichon, repéré en 2006 par les majors hollywoodiennes, leur a déjà pompé six longs métrages en filmant la projection depuis la salle. Au palmarès de ce Mozart de la capture, Spiderman III, Yes Man, le second épisode du Che de Steven Soderbergh, Walkyrie, le Jour où la Terre s’arrêta et Slumdog Millionnaire. Des vidéos évidemment destinées à alimenter les réseaux de téléchargement peer to peer.
(suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/Hollywood-se-monte-le-Berrichon,7957.html)
Yvan Attal, scénarios d’une vie
Né à Tel Aviv mais élevé à Créteil, l’acteur-réalisateur de 44 ans, compagnon de Charlotte Gainsbourg, aurait pu tourner tout autrement. Inventaire des possibles. (par Luc Le Vaillant)

Certains voudraient patauger dans la fontaine de Jouvence. D’autres grimperaient volontiers dans la machine à remonter le temps. Yvan Attal, lui, rêve d’avoir le don d’ubiquité. D’être ici et là-bas, de faire ceci et cela. Comme c’est jour de bonté, sortons la baguette magique et accordons à l’acteur et réalisateur français qui apparaît ces jours-ci dans Partir de Catherine Corsini et les Regrets de Cédric Kahn, des vies que ses antécédents biographiques auraient pu lui valoir et qu’il vit, peut-être déjà, en secret.
(suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/Yvan-Attal-scenarios-d-une-vie,7967.html )

Certains voudraient patauger dans la fontaine de Jouvence. D’autres grimperaient volontiers dans la machine à remonter le temps. Yvan Attal, lui, rêve d’avoir le don d’ubiquité. D’être ici et là-bas, de faire ceci et cela. Comme c’est jour de bonté, sortons la baguette magique et accordons à l’acteur et réalisateur français qui apparaît ces jours-ci dans Partir de Catherine Corsini et les Regrets de Cédric Kahn, des vies que ses antécédents biographiques auraient pu lui valoir et qu’il vit, peut-être déjà, en secret.
(suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/Yvan-Attal-scenarios-d-une-vie,7967.html )
mercredi 2 septembre 2009
Qu'est-ce que la chance ?
Un joli cours sur la chance...
"La chance, la vraie chance, c'est pas ce qui vous arrive, c'est ce que vous allez faire avec ce qui va vous arriver".
"La chance, la vraie chance, c'est pas ce qui vous arrive, c'est ce que vous allez faire avec ce qui va vous arriver".
Le Vietnam, chat fait plaisir !
Mes amis Sandrick et Amélie, partis s'installer en Corée du sud, à Séoul, rentrent à peine d'un petit périple dans le nord du Vietnam. Allez faire un tour sur leur blog, pour voir les jolies photos de ce trip, et pour saliver devant les différents menus proposés...
http://sandamelie.blogspot.com/

Et pour ceux qui aiment les voyages, je rappelle que le blog qui raconte leur tour du monde est toujours visible ici : http://www.toutepetitelaplanete.fr/ Allez-y, ça se lit comme un roman d'aventures, c'est énorme !
http://sandamelie.blogspot.com/

Et pour ceux qui aiment les voyages, je rappelle que le blog qui raconte leur tour du monde est toujours visible ici : http://www.toutepetitelaplanete.fr/ Allez-y, ça se lit comme un roman d'aventures, c'est énorme !
Les offres lowcost de Canal+ lancées le 9 septembre prochain
C'est le 9 septembre prochain que le groupe Canal+ lancera ses deux abonnements lowcost, Canal+ Week-end et Initial par Canalsat, qui vont permettre aux souscripteurs de bénéficier d'une offre partielle moyennant un prix réduit. La première doit permettre aux foyers de recevoir, pour 15€ par mois, les programmes de la chaîne cryptée du vendredi 19h00 au dimanche 21h00. Et la seconde, pour 9,99€ par mois, un bouquet limité d'une cinquantaire de chaînes thématiques payantes. (source CB News)
LeMonde.fr se lance dans le sport
Ce matin Le Monde.fr lance une nouvelle chaîne thématique consacrée à l'actualité sportive, accessible directement sur www.lemonde.fr/sport. Si ce site est hébergé sur celui du quotidien, il diffère sensiblement du reste de l'offre proposée par Le Monde.fr, à commencer par la maquette très axée sur la photo, la typo et la navigation. Ainsi par exemple, une "time line" disposée en haut de chaque page permet de découvrir en temps réels les principaux événements sportifs du moment et les rendez-vous couverts par la rédaction.
Mais, s'il donnera tous les résultats, Le Monde.fr Sport se veut surtout différent des autres sites du secteur. "Nous n'avons pas vocation à être le concurrent de l'Equipe.fr qui est la référence, mais nous avons l'ambition d'être l'Autre site du sport, celui qui apporte un regard différent et une réflexion sur les disciplines et la pratique". Pour cela experts connus et moins connus seront mis à contribution comme Stéphane Diagana pour l'athlétisme, Sylvain Marconnet pour le rugby ou Jean-Marc Furlan pour le foot. Les internautes et blogueurs seront bien sûr mis à contribution pour enrichir le débat, l'idée étant d'éviter de tomber dans le "café du commerce".
(source CB News)
Mais, s'il donnera tous les résultats, Le Monde.fr Sport se veut surtout différent des autres sites du secteur. "Nous n'avons pas vocation à être le concurrent de l'Equipe.fr qui est la référence, mais nous avons l'ambition d'être l'Autre site du sport, celui qui apporte un regard différent et une réflexion sur les disciplines et la pratique". Pour cela experts connus et moins connus seront mis à contribution comme Stéphane Diagana pour l'athlétisme, Sylvain Marconnet pour le rugby ou Jean-Marc Furlan pour le foot. Les internautes et blogueurs seront bien sûr mis à contribution pour enrichir le débat, l'idée étant d'éviter de tomber dans le "café du commerce".
(source CB News)
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