vendredi 25 décembre 2009

dimanche 20 décembre 2009

Jouir simple

A la question : "Qu'est-ce qui vous fait rire aujourd'hui ?" Jean-Bertrand Pontalis, philosophe et psychanalyste de 85 ans, a répondu ceci :

"Je n'aime pas beaucoup la dérision ambiante, l'esprit négatif qui s'en donne à cœur joie sans risque. C'est un refus de reconnaître ce qu'on doit aux autres. J'aime bien l'humour, parce qu'il y a de la sympathie pour l'autre dans l'humour. Alors que l'ironie peut faire très mal, c'est une forme de condescendance, de supériorité, qui ne m'est pas sympathique."

Je partage profondément cette pensée. Si nos enfants veulent connaître ce que nos parents ont connu, il faudra absolument retrouver cette insouciance du plaisir. Celui de rire, d'apprécier, sans le jugement prétentieux gonflé par un égo qui ne l'est pas moins. Rire simple, jouir simple.

Evidemment, tout a été fait, et refait, et il sera toujours plus difficile de séduire en innovant, comme faisait un Coluche ou une troupe du Splendid dont la qualité comique a connu un gouffre abyssal entre ses premiers "bronzés" et leur troisième suite, aussi vide que consternante, qui sentait plus les cachets des acteurs que l'appétit des jeunes premiers qu'ils ne sont plus depuis longtemps.

J'ai l'impression de rire moins qu'avant, mes derniers fous rires me semblent loin, les vrais, profonds, irrépressibles. Sentiment général ? Suis-je plus difficile qu'avant ? Moins naïf ? Moins insouciant ? Probablement un peu des trois, mais si ce nouveau siècle veut retrouver les valeurs de son prédécesseur, il devra retrouver la simplicité d'aimer, de vivre, de partager.

Et ceux qui vont le vivre devront se souvenir un peu plus des vents philosophes que de la bulle matérielle dans laquelle ils s'enferment. Des bulles "déshumanisantes" désormais poussées par des courants qui ressemblent plus à des vents de panique, et dont ils se protègent dans leurs univers égocentriques.

Si je partais en terre inconnue, pendant un mois au coeur d'une tribu, j'apprendrais à rire simple, avec ces gens qui remercient encore le soleil, et regardent leur interlocuteur dans les yeux, avec une flamme qui n'arrête jamais de danser dans les leurs. Une soif d'apprendre, de comprendre, de découvrir, de partager, avec l'autre.

La différence est probablement là. Avec l'autre. Et surtout, sans la peur de la gêne, ou du ridicule d'aimer l'autre. Comme si aujourd'hui, aimer l'autre devenait moins important que le juger ou lui trouver un défaut, qui justifierait notre hésitation à lui donner de l'amour, à faire confiance à sa qualité d'être et de coeur.

Il faut aimer. Aimer simple. Jouir simple. Et c'est bien plus complexe qu'on le pense.


Franck Pelé

(retrouvez l'interview intégrale de JB Pontalis, ici : http://www.telerama.fr/idees/jean-bertrand-pontalis-en-analyse-le-silence-est-la-condition-de-la-parole,46264.php)

samedi 19 décembre 2009

vendredi 18 décembre 2009

Space Odyssey


Je veux du vinyle !



Le CD est mort, vive le disque vinyle ! En pleine ère numérique, le microsillon fait un retour en force. Face à la froideur immatérielle du MP3, ce bel objet au son imparfait a reconquis la fibre nostalgico-régressive des trentenaires et séduit les plus jeunes via l’electro ou la musique à papa. Un phénomène de mode qui tend à s’installer. La vente de vinyles est en hausse constante, les boutiques de disques continuent de fleurir et l’offre de platines vinyle numériques, à connecter via un port USB, explose.

Suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/Le-vinyle-total-plugue,8651.html


jeudi 17 décembre 2009

Feelings


Dogtooth

France Inter, Europe 1, RTL et France Culture, radios les plus podcastées

Médiamétrie a publié hier sa première étude d’audience des nouveaux modes d’écoute de la radio c'est-à-dire de l’écoute en différé, principalement via les podcasts, mais aussi du streaming-différé directement sur les sites internet des stations. En novembre 2009, 13,2 millions de podcasts ont été téléchargés en France (et 4,2 millions depuis l’étranger). Le divertissement est le genre de programmes le plus attractif (5,4 millions de téléchargements) juste avant la culture (3,1 M) et le sport (2,6M). Sur ce constat, les radios généralistes et les thématiques sont donc logiquement les plus prisées. Ainsi avec 3 728 000 programmes téléchargés, France Inter est l’antenne la plus podcastées de France, juste devant Europe 1 (3 664 000 téléchargements). Suivent France Culture (2 015 000 de téléchargements), RTL (2 006 000 de téléchargements) et RMC (1 067 000 podcasts). Du côté de l’écoute en streaming différé, Médiamétrie estime qu’en novembre 2009, 181 626 heures de radios ont été écouté en France et 54 286 depuis l’étranger. Le sport est alors le genre préféré (62 026 heures) devant l’information (54 433 heures) et les programmes non-définis (47 810 heures). Mais la deuxième partie de cette étude mesure moins de radios que la première. Aisni RMC est largement leader sur ce critère (98 250 heures) devant France Info (45 680 h), RTL (24 210 heures), Fun Radio (8 093 heures) et BFM Radio (5 068 heures). (source CB News)

vendredi 11 décembre 2009

mardi 8 décembre 2009

From Youtube to Hollywood

C'est grâce à un film au budget de 300 dollars qu'un réalisateur uruguayen inconnu, Federico Alvarez, vient de décrocher son ticket pour Hollywood. Son court-métrage Ataque de Panico sur une attaque de robots contre Montevideo est devenu un immense succès grâce à internet. Le film a été visionné 770 000 fois en quatre semaines sur Youtube. Un intérêt qui a très vite touché les studios de cinéma américains. La maison de production de Sam Raimi, Ghost House, vient d'ailleurs de signer un contrat avec le réalisateur uruguayen de 31 ans qui prend dans la foulée les commandes d'un projet de 30 millions de dollars.

"Ils m'ont proposé un contrat tellement énorme que mes agents m'ont dit de signer tout de suite, que personne ne s'alignerait sur ce prix "

Saturday night fever des bois

Manger sucré sans aucune calorie : La Stevia arrive en France

Villars vient de lancer sur le marché français une tablette de chocolat qui ne contient que 4% de sucre. Son secret ? La Stevia, une plante cultivée en Amérique Latine et en Chine qui contient notamment un édulcorant d’origine naturelle dont le pouvoir sucrant est 300 celui du saccharose, et qui a reçu l’autorisation de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) en septembre dernier. Et le marché de l’agroalimentaire s’en frotte déjà les mains puisque cette molécule contenue dans la Stevia (rebaudioside A) permet de fabriquer des produits qui ont un goût sucré mais sans aucune calorie. The Coca-Cola Company utilise déjà la Stevia depuis 2008 dans les boissons Sprite et Glacéau Vitaminwater (depuis 2009), et devrait très rapidement faire de même en France. Pepsi Co serait aussi sur la brèche. Les prochaines semaines être décisives pour tout le secteur de l’agroalimentaire.(source CB News)

A lire également :
http://www.manger-vivant.fr/stevia-sucre-diabete-obesite/

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/10/16/la-stevia-produit-miracle-contre-l-obesite_1254846_3238.html

lundi 7 décembre 2009

Tais-toi le vilain c'est moi qui raconte !



Dupontel. Albert Dupontel. Un mec à part. On l'adore, on le déteste, on adore le détester, on déteste l'aimer, bref, selon la formule consacrée, il ne laisse pas indifférent. Et lui, les formules consacrées, il abhorre. Comme tout ce qui est consensuel. Dupontel, c'est une espèce d'empêcheur de tourner en rond, de penser réchauffé, un réveil-malin qui vous arrache avec coeur du sommeil dans lequel trop d'habitudes ont plongé nos esprits, pourtant encore si rebelles hier.

Rebelle, l'étiquette lui va forcément bien. Il la cultive tellement. Même si, forcément, il s'en défendrait si on lui faisait remarquer. Rebelle, comme sa façon de ne jamais être à l'aise sur un plateau télé, d'envoyer sur les roses un journaliste qui ose vouloir l'entretenir en avouant qu'il n'a pas eu le temps de voir le film. Rebelle comme ses sketches, qui l'ont révélé, et comme sa curieuse vision qu'il en donne aujourd'hui. Il en parle comme d'une période alimentaire, dans laquelle il ne prenait pas forcément un plaisir énorme.

Hyper frustrant pour ceux qui ont pleuré de rire devant sa générosité comique, une générosité jamais vue, physique et comique, à l'écriture aussi fine qu'acide, à l'esprit vif et clair. J'ai été un de ceux-là. Le bac, 30 millions de mamies, la mort, Burt le super flic, les pourris d'or, le F demi, Rambo, puis "les sales histoires" sur Canal, avec son pote Vuillermoz, c'était des fous rires comme on n'en avait plus connu depuis Coluche. La cassette vidéo de son premier spectacle, j'ai dû la voir 48 fois, avec des amis différents, ou les mêmes, et à chaque fois, c'était l'occasion de se délecter de ses petites phrases, de ses tics, de ses inventions, à chaque envolée. Son deuxième spectacle, avec l'inoubliable casquette géante de Burt le supeeeer flic, il l'a rôdé sur des scènes estivales, dont le théâtre de la mer, à Sainte-Maxime, à la toute fin des années 90. On était dans les premiers rangs, tous les aficionados des Issambres, où on passait tous nos étés, j'en avais convertis quelques-uns, il n'avait pas intérêt à se planter Albert, je l'avais vendu comme personne ! Et c'était du caviar...

Ses répliques ont été les nôtres, ses mimiques aussi, ses grimaces, sa gestuelle, pendant longtemps. Plus tard, quand il a réussi, avec Bernie, j'avais été déçu de voir avec quel dédain il traitait cette période, qui l'avait vu exploser. Il en parlait comme d'une obligation, comme si il s'excusait d'avoir fait ça, pour pouvoir enfin tutoyer le vrai monde de la comédie et du cinéma. Je trouvais que c'était un manque de respect pour ses spectacles d'alors. J'ai vu Dupontel soudainement prétentieux, et son cinéma aussi, un peu malsain, comme Bernie ( du culte, mais du discutable aussi, sur le fond) même si je me suis bien marré. Je trouvais qu'il était un peu violent, mais violent aigri, quand dans ses spectacles, je le trouvais violent poète, violent intelligent, violent dans l'esprit dénonciateur, comme Coluche, encore une fois.

Les films qui ont suivi, la maladie de Sachs, le Créateur, Enfermés dehors, n'ont pas contribué à me ramener vers la sympathie que j'avais pour lui. J'en avais toujours, énormément, mais je ne voyais plus que sa prétention rebelle, sa générosité bafouée. En fait, en avouant qu'il ne s'éclatait pas pendant sa période music-hall, c'est comme s'il m'avait volé ce qu'il m'avait donné. Et je crois que je lui en ai voulu pour ça. Jusqu'à la claque, très récente, et très forte, qu'il m'a mise avec "Deux jours à tuer". Quelle claque ce film... Le scénario comme sa prestation, du grand art. Et enfin, "Le Vilain" que je vais voir un peu par hasard au cinéma, parce que l'autre film était commencé, et là, je retrouve le Dupontel des spectacles, lunaire et attachant, malgré son inextinguible soif de violente rébellion. Vous avez aimé "le bac" ou "Burt", vous adorerez "le vilain".

Et pour en savoir un peu plus sur Albert Dupontel, lisez cet excellent article, dans le cadre de la série "Un cinéaste au fond des yeux", dans laquelle Télérama pose régulièrement les mêmes questions à un cinéaste différent :

http://www.telerama.fr/cinema/questionnaire-albert-dupontel-au-fond-des-yeux,49768.php

Avec notamment cette réponse à la question "D'où vient votre envie de faire des films ?" qui résume assez bien le personnage :

- "Une peur panique d'avoir vécu sans en informer les autres"

Une réponse que j'aurais pu faire mienne.


Franck Pelé

Monty Python


Si vous aimez les Monty Python et leur humour "irrésistiblement british so decaled", foncez sur cet article, qui vous propose nombre d'extraits de l'oeuvre géniale des bien barrés d'outre-manche, qui nous font rire depuis 40 ans.

http://www.telerama.fr/cinema/une-breve-histoire-du-rire-1-les-monty-python,49959.php

La tête au Carrey

Un ver de terre perce le fond noir de l’écran : que se passe-t-il ? Vous êtes simplement arrivés sur le site de Jim Carrey. En ligne depuis fin octobre, il propose une vraie immersion dans un univers psychédélique, assez proche de celui de Tim Burton.

De nombreuses surprises y attendent l'internaute. En cliquant sur le van qui se balance sur un tronc d’arbre, par exemple, les tentacules d’une pieuvre surgissent pour littéralement vous emporter dans un décor abracadabrantesque.

Ailleurs, la tête de Jim, scellée sur un corps d’oiseau, gazouille au rythme des clics de souris. Il suffit alors de placer le curseur dessus pour retrouver l’acteur sur Twitter. En sus, filmographie, biographie, et de nombreuses photos de ses albums de famille sont mises à disposition. Un véritable enchantement visuel. (source Télérama)

http://www.jimcarrey.com/

Mobile Film Festival

Les réalisateurs en herbe ont jusqu’au 4 janvier pour concourir au Mobile Film Festival 2010. Pour participer, il suffit d’envoyer sa vidéo directement sur le site de l’événement et de suivre cette consigne : produire un film d’une minute enregistré avec son téléphone portable.

Scénario, montage et genre sont libres. Sous la présidence de la réalisatrice de Vénus Beauté (institut), Tonie Marshall, un jury composé de 6 professionnels de l’audiovisuel récompensera les meilleurs scénario, acteur, actrice, séquence, exploitation technique du support mobile et esthétisme. Les internautes, eux, décerneront le Prix du public en votant pour leur mini-film favori.

Pour revoir les films des lauréats 2009 et s’inscrire :http://fr.mobilefilmfestival.com/jury.php

Clin d'oeil


Mon nom est personne


Tout le monde en parle (ou pas)

(Source Télérama) Cette semaine, Thierry Ardisson s'est réjoui du lancement de son site, qui présente de très nombreuses archives couvrant toute sa carrière. On peut y visionner gratuitement toutes ses émissions depuis 1985. Une démarche intéressante (menée à terme avec l'aide précieuse de l'INA). Mais, concrètement, ça donne quoi... ? C'est beau ? C'est bien fait ? Aïe, c'est là que ça se corse... On vous raconte, façon bulletin de notes.



(suite de l'article ici : http://www.telerama.fr/techno/tout-le-monde-en-parle-pas,50218.php)