mercredi 29 juillet 2009

Bonnes vacances à toutes et à tous !

Chers amis de la blogosphère et de la sphère tout court, c'est non sans une petite pointe d'amertume que je vous quitte quelques jours, pour rejoindre la belle Croatie, retour dans une vingtaine de jours. D'ici là, profitez bien des vôtres, de vacances, et de la famille tiens, oui, aussi, ça se perd ça la famille, travaillez bien pour ceux qui sont déjà rentrés ou pas partis du tout, et profitez de votre temps libre pour regarder la saison 1 de Mad Men, excellente série qui se passe dans l'Amérique des 60's


avec la délicieuse January Jones


et la sulfureuse Christina Hendricks

et pour vous Mesdemoiselles et Mesdames, le sémillant Jon Hamm


Bonnes vacances !


Franck

lundi 27 juillet 2009

Juste une illusion


Chuck et Nico chez Google

A peine notre Président jogger se remet-il de son malaise vagal qu'il devra composer avec l'affront fait au Prince (ce qui change du fait du prince...) par le roi des moteurs de recherche, j'ai nommé Google. De là à dire qu'après le malaise vagal, Monsieur le Président devra s'occuper d'un malaise anal, il y a un pas, que je ne franchirai pas ici, la bienséance m'empêchant d'aller sur ce terrain nauséabond (et là, je vois Omar disant :"Toi, tu vas avoir des problèmes !)

Lisez l'article du site GNT :

Le célèbre moteur de recherche est victime de Google Bombing. Le site de campagne présidentielle d'un certain Nicolas Sarkozy en fait les frais en étant référencé comme le " trou du cul du Web ".
Suite de l'article ici : http://www.generation-nt.com/google-bombing-sarkozy-actualite-841481.html

Après avoir vérifié cette information, vous n'avez sans doute pas pu vous empêcher de taper "trou du cul du Web" sur Google, oui, je sais c'est compulsif... continuez l'expérience du monde magique de Google en tapant "Find Chuck Norris", et cliquez sur "j'ai de la chance", toujours sur google... Etonnant non ? ;-)

Bonne journée

Frankie

vendredi 24 juillet 2009

Internet rend-il bête ?

Notre façon de lire et même de penser a-t-elle changé avec le développement du Web ?

Pour en débattre, Thierry Leclère (Télérama) a invité Barbara Cassin, philosophe et philologue, et Virginie Clayssen, grande praticienne du Web, spécialiste du numérique dans le milieu de l’édition.

Un passionnant débat réalisé en collaboration avec le Centre de formation des journalistes (CFJ), à Paris.

Notre concentration est-elle la même devant un écran et devant un livre ? Une information piochée sur le Net est-elle mémorisée de la même manière qu'une info lue dans un journal ?

C'est ici : http://www.telerama.fr/techno/internet-rend-il-bete,45486.php

C'est quoi, être impertinent ?


Que pensez-vous des chroniques de Stéphane Guillon ?

Frédéric Taddeï : Je ne les écoute pas assez, mais, pour moi, Stéphane Guillon n'est pas quelqu'un de choquant. Il n'est pas difficile de prendre parti pour la défense des immigrants clandestins. Tout le monde éprouve de la sympathie pour eux, on est donc du bon côté de l'émotion. Là où il dérange, c'est quand il est « méchant », comme dans sa chronique sur Dominique Strauss-Kahn [avec ses allusions appuyées à la libido du directeur du FMI, NDLR].
Vous revendiquez la « méchanceté » de cette chronique ?

Stéphane Guillon : Non, pas celle sur Strauss-Kahn, mais celle qui a suivi, sur Jean-Michel Apathie, oui : pour la première fois de ma vie, j'ai écrit une chronique foncièrement méchante. J'ai voulu lui montrer ce que c'était, la méchanceté, pour qu'il voie la différence avec DSK, mais l'énoncé de ma chronique n'était pas assez clair. Du coup, mes détracteurs s'en sont servis contre moi.

F.T. : Pour moi, le type le moins consensuel à la télévision, le seul à prendre des risques considérables, c'est Eric Zemmour chez Laurent Ruquier, sur France 2. Comme Stéphane, il dit « je », ce qui est déjà une posture difficile, mais, en plus, ce n'est pas dans le but de faire rire, mais pour asséner des convictions. Eric Zemmour est transgressif parce qu'il prend les sujets émotionnels à rebrousse-poil et y réintroduit de la logique, de la froideur, du raisonnement. Il se place du côté de la gestion pragmatique de l'Etat. Pas du côté de la fibre sentimentale.

N'avez-vous pas l'impression que c'est devenu une posture chez lui de s'opposer à tout ce qui peut faire consensus ?

S.G. : Il est devenu un peu la caricature de lui-même.
F.T. : En poussant l'exercice aussi loin, il est devenu un personnage. C'est sans doute une logique un peu suicidaire.

On a l'impression aujourd'hui qu'il est plus transgressif de s'en prendre à Michel Drucker qu'à Nicolas Sarkozy ?

S.G.
: En France, le rire est devenu une industrie. Des gens comme Gad Elmaleh ou Dany Boon vendent un million de DVD, d'autres comme Franck Dubosc ou Florence Foresti remplissent des Zénith. Pour en arriver là, il faut accepter de faire de la promotion partout à la télévision et de ne se fâcher avec personne. Il est rare d'entendre ces gens-là expliquer que ça les emmerde de passer chez Drucker et que son émission n'est qu'un ramassis de vieux. Résultat, on en arrive à une forme de rire de plus en plus aseptisé.

article en intégralité ici : http://television.telerama.fr/television/c-est-quoi-etre-impertinent,45452.php

Les derniers pas de danse de M.J. au cinéma

Pas moins de 80 heures de rush. C’est ce qu’avait filmé Kenny Ortaga (High School Musical 3 : nos années lycée) lors des répétitions de Bambi avant ses concerts à Londres. Le tout dans le but d’alimentter un DVD Concert. Après une guerre entre plusieurs studios, Sony serait l’acquéreur de ces images.

Le studio aurait déboursé 50 millions de dollars pour les diffuser sur grand écran. AEG Entertainment, producteurs des concerts de Jackson, en était détenteur. Il avait d’abord été question de les passer à la télévision, mais le grand Michael aura finalement droit à plus grand. Ortega pourrait être le réalisateur du film. Sony souhaite sortir le long-métrage avant la fin de l’année.

Jay-Z part en guerre contre l'auto-tune

Visiblement destiné à tous les rappeurs qui ont passé ces dernières années à s'amuser à avoir une voix de robot plutôt qu'à rapper, le morceau, si on en croit Jay-Z dans une récente interview, ne concerne pas ses potes T-Pain, Lil Wayne ou Kanye.

Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes, le rap actuel, des States aux Yvelines, est divisé en deux clans : ceux qui kiffent l'auto-tune et les autres. Derrière ce nom bizarre se cache un programme informatique créé en vue de corriger la voix en réajustant les fausses notes.

A la différence du vocoder (qui est un dispositif électronique qui analyse les principales composantes spectrales de la voix et en fabrique un son synthétique modulable) et de la talkbox (sorte de tuyai/paille à placer dans sa bouche relié à un synthétiseur ou une guitare) popularisé par Roger Troutman de Zapp, l'auto-tune était, jusqu'à récemment pratiquement imperceptible, puisqu'il était utilisé par l'industrie musicale pour corriger les voix faiblardes depuis la fin des années 90.

Employé de manière volontairement déformante par Cher en 1998 (Believe), l'auto-tune est depuis devenu depuis un instrument à part entière. Massivement utilisé par son ambassadeur officiel T-Pain, l'auto-tune est devenu obligatoire dans le milieu hip-hop/r'n'b - de Lil Wayne à Booba en passant par Britney Spears.

article en intégralité ici : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/jay-z-part-en-guerre-contre-lauto-tune/

mardi 21 juillet 2009

Berlusconi: «Tu m'attends dans le grand lit, celui de Poutine»

La véracité des enregistrements présentés par l'hebdomadaire italien «L'Espresso» ce lundi n'est pas encore établie. Mais nul doute que si elle venait à l'être, cela n'arrangerait pas les affaires de Silvio Berlusconi, empêtré dans des scandales à répétition.

Le site Internet du magazine de gauche publie des extraits d'une conversation présentée comme un dialogue entre le président du Conseil italien et Patrizia D'Addario, une escort girl qui est au centre d'un scandale ayant éclaboussé le chef du gouvernement.

suite de l'article ici : http://www.liberation.fr/monde/0101580852-berlusconi-tu-m-attends-dans-le-grand-lit-celui-de-poutine

Rester classe... ou animal.


Simone, rajoute un couvert !


« Téléphone ? Gainsbourg ? Non, Jordy... »

Alain de Greef, ancien directeur des programmes de Canal +, revient sur le « goût de chiotte » véhiculé par le mythique « Top 50 ».

« Quand nous avons commencé à bosser à Antenne2, avec Pierre Lescure, il nous semblait qu’il y avait le besoin en France d’un classement des ventes de disques comme en Angleterre ou aux Etats-Unis. Pierre Desgraupes, président d’Antenne 2, qui était un prince, refusa le projet  : trop commercial pour le service public.

« Deux ans plus tard, partis pour Canal +, nous ressortions le ­projet, élaboré avec Philippe Gildas, alors à Europe 1. Enfin nous allions en finir avec les fausses valeurs. Les vrais chanteurs, les groupes les plus prestigieux allaient enfin avoir, en France, un terrain pour s’exprimer.

Suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/Telephone-Gainsbourg-Non-Jordy,7769.html

Making-of clip Natasha St Pier - 2005

NSP Making-of
Vidéo envoyée par Frankierama

Tournage du clip "Un ange frappe à ma porte" de Natasha St Pier, réalisé par Xavier Gens, produit par Stéphane Caput, écrit par Franck Pelé. Extrait de l'EPK réalisé par Carole Mathieu pour Makamprod.

lundi 20 juillet 2009

Dis papa, c'était mieux avant ?

Un ami, Fred, qui vit à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Calédonie, nous écrit après le départ de sa mère, venue de France pour voir son fils et sa petite-fille. Un mail qui a donné lieu à une jolie et riche conversation, entre Fred, dentiste, Elise, meilleure amie, et dentiste aussi, et moi, pas dentiste, mais amoureux des racines. Une conversation de trentenaires, voire pas loin de quadra (chuuuut) que je partage avec vous ici.

Fred :
"J'ai raccompagné maman et Alain hier à l'aéroport, difficile moment pour mamouchka... Je dois être bien insensible ou égoïste mais rien, pas de coeur serré, juste quelques larmes en voyant la peine de maman, mais vite séchées."

Franck :
Tes mots ici montrent que l'expression de ton coeur n'est pas forcément liquide... ;-) Ta sensibilité doit être un mélange de retenue et de non-dits, peut-être culturel, au niveau de votre famille, voire de toutes les familles, parce que c'est quand même très souvent le cas.
Je me rends compte que je suis extrêmement fermé au niveau de mes émotions avec mes parents, avec ma mère, on s'adore, mais c'est toujours sur un fil, assez conflictuel, depuis le divorce surtout, j'avais 20 ans, et j'ai un peu remplacé le père, ce qui a aussi nourri le conflit. J'attends beaucoup de ma mère, et je ne vois pas toujours venir, de mon père pareil, et... pareil. Même si, côté paternel, son manque de psychologie, ou de s'en servir, a fait que je me suis fait une raison. J'ai souvent trouvé une différence de traitement avec ma ma soeur aussi, et on a parlé de jalousie, là où il n'y avait que lucidité... Pardon, je parle de moi là... Vous me connaissez, histoires à tiroirs !

Mais je parle de moi pour mieux parler de toi. Cette lucidité dont je parle, et qui me glace parfois, ou m'empêche de dessiner les sourires ou les fous rires de l'époque insouciante, je pense que tu as la même Fred. Tu es lucide sur ce qui change, sur tes parents, sur leur histoire, sur leurs changements, sur les tiens, sur vos différences, sur le chemin qui, parfois, paraît très court pour les annihiler (les différences), et inéxorablement impose sa cruelle longueur.

Fred :
Je suis mi-chaud mi-froid sur le séjour. Première fois que nous passons autant de temps sans nous malmener (donc grosse victoire) et en même temps nous sommes différents sur tout ou presque. L'amour, la vie professionnelle, la vie tout court, les gens, la politique.... Bref j'en ressors pas du tout enrichi. Je ne parviens pas à comprendre comment s'est effectué ce glissement, ces phénomènes qui nous amènent maintenant à parler deux langues différentes.


Franck :
Je dirais que c'est le temps. Et l'éducation aussi, la leur, qui a fait qu'il sont ces êtres-là aujourd'hui, ces caractères-là, et la tienne, qui a, conjuguée à l'histoire de ta vie, fait que tu es cet homme-là aujourd'hui. Et quoi qu'on dise, le temps se fige plus en nous qu'il ne passe en réalité, et c'est ce qui fait les écarts générationnels. Ma grand-mère aujourd'hui, c'est une empreinte des années 50 - 60 - 70, qui s'est adaptée à nos jours, ma mère, est le fruit des années 60 - 70 - 80 et moi, je serai toujours celui des années 80 - 90 - 2000, même si toutes celles que je vivrai derrière m'apporteront des choses, me changeront un peu, voire beaucoup. Manon, en étant le témoin des années 2020 - 30 - 40, me trouvera forcément parfois en désaccord avec elle, avec la mentalité de son époque. Je dis parfois, parce que, comme vous tous, je ferai tout pour m'adapter et rester lucide, là aussi, sur les changements d'époque, de mentalité, de culture, de langage, d'intuition. Et même si, avouons-le, nous sommes une génération exceptionnelle concernant l'introspection, la psychologie et la remise en question ;-) , nos enfants nous tailleront probablement les mêmes costards que ceux qu'on taille à nos parents, et à tous ceux qui ne comprennent pas. Ces vieux cons, et ces jeunes cons... Z'avez remarqué comme le top c'est d'être quadra ? ;-)

Fred :
Je m'étais promis d'être exemplaire, irréprochable, genre au dessus de tout et rien, j'ai tiqué sur chaque petite réflexion, je me suis senti visé (?) sur pleins de sujets, bref j'ai été bien en deçà de mes aspirations.

Franck :
C'est une nature ça ! Tu peux rien faire contre une nature généreuse et transparente dans son expression et son amour ! Son amour des autres, de la vie, et... de sa philosophie, choisie parce que mûrement réfléchie ! A ça, ma belle-soeur me répondait, mais Franck, tout le monde ne peut pas penser comme toi... ;-) Les gens ne pensent pas tous valider ce que tu as définitivement validé comme étant une vérité. C'est ta vérité. ...


Fred :
A midi j'ai matté un mélo américain, 'Un jour peut-être', les 20 dernières minutes. Ca m'a suffi pour pleurer un coup. J'adore l'amour, j'adore regretter quelqu'un, j'adore la joie des premières rencontres, le stress aussi. J'ai aimé ce film pris au vol.

Franck :
Bah ça m'a donné envie tiens ! J'aime bien ces films pris au hasard, tu regardes, et tu kiffes. Et comme je te comprends quand tu dis que tu adores l'amour, regretter quelqu'un, la joie des premières rencontres... La nostalgie, le temps qui passe, et qui laisse ses plus belles traces... Je suis en train de lire "La bande à Gabin", quel kiff !! Ca parle d'amitié, de la vraie, la profonde, la costaud, la cultivée, celle que je cherche et que je ne trouve plus aujourd'hui, ou très rarement. Celle qui unissait Gabin, Lino, Audiard, Blier, Carmet, celle du plaisir de la table et du vin partagé, du plaisir de recevoir et de la personnalité généreuse, celle du mot d'esprit qui fuse en même temps que le coup de fourchette, celle du respect des valeurs et des terroirs, tiens... encore des mecs qui aiment les histoires à terroirs...

Elise :
J'ai à peu près mille trucs à dire sur ce que t'as dit à Fred, Franckichou mais je ne sais pas par où commencer, l'essentiel étant que je crois qu'on a tous en nous cette lucidité que rien ne va dans ce monde qui tourne à l'envers, que les gens autour de nous sont pas forcément hyper épanouis, qu'on a des différences énormes avec ceux qu'on aime, qu'on se demande même parfois si on les aime vraiment, qu'on vieillit en perdant l'insouciance des enfants tout en regardant avec admiration l'insouciance de nos propres enfants, que blablablabla, MAIS en apprenant à la dompter, cette lucidité, je pense qu'on arrive alors à simplifier le bonheur.

(j'ai l'impression que justement, en grandissant avec lucidité, malgré parfois des moments relous, à me suffire de plus petits trucs pour me sentir heureuse, parce que moins idéaliste sur mes rapports avec les gens par exemple, moins en attente, donc moins susceptible d'être déçue, mais mieux vivante dans le présent, et vraiment heureuse pour de vrai dans ces moments, et dans le fond aussi. Après, je peux faire des théories sur les gens, où je suis déçue, où je "vois" négatif, mais j'arrive de mieux en mieux à faire pencher la balance vers le +)

Quand t'es petit, tu vois tout ce qui est chouette, pas trop ce qui déconne dans le monde ou dans ta vie (enfin ça dépend des enfances évidemment); quand tu ris tu ris vraiment, quand tu pleures, pareil.

Puis plus tu grandis, plus tu t'aperçois que le monde est pas tout rose, que y a pas que des gens qui s'aiment, qui s'entendent bien, qui sont heureux; tu t'aperçois que rien n'est simple. Alors quand tu ris, tu ris mais tu ris pas toujours "comme avant", un peu. Et puis tu pleures, mais tu sais maintenant que tu vas continuer à avancer, même au moment où tu pleures.

Et puis donc,en vieillissant, j'apprends qu'avec cette impression que rien n'est simple, je peux quand même rire vraiment, pleurer vraiment, sans être anesthésiée, au contraire, que cette lucidité peut me faire simplifier le bonheur, les bonheurs, quoi, simplifier aussi les rapports avec les gens, relativiser, mais sans me désensibiliser de tout, au contraire. Vivre simple mais plus intensément...

Franck :
Je comprends que ça te hérisse ton poil de témoin officiel du "bonheur du monde, toujours vivant", mais je te promets que ça va au-delà, pour moi, de cette théorie, que je partage par ailleurs ! Je me suis évidemment déjà posé cette question en ces termes, pris ce recul, tu imagines bien, pour essayer de relativiser le tableau parfois sombre que je peins de l'ambiance de ce siècle. Et évidemment, je suis à fond d'accord sur la rositude globale de la vision enfantine et insouciante d'un monde pourtant déjà dur, et sur le fait que le mûrissement de cette vision, conjugué à une certaine redondance des expériences de la vie, puisse faire un poil passer les couleurs vives imprimées sur nos souvenirs d'enfance.

Pour autant, j'ai mille exemples de comportements, d'attitudes, d'expériences là encore, qui expriment la morosité ambiante. Une morosité que je n'ai pas inventée, et qui n'est pas que le fruit des médias. C'était mieux avant pour une raison toute simple, on n'avait pas autant d'expérience de la vie heureuse, insouciante, chaleureuse, on ne connaissait pas aussi bien l'autre,son voisin, son intimité, on ne savait pas ce qui se passait en Australie ou en Chine, il y avait du mystère. Et c'est là le changement majeur. Il n'y a plus de mystère. Ou beaucoup moins. Avant, j'en ai déjà parlé, tu partais en Australie en voyage, et c'était une aventure extraordinaire, aujourd'hui, tu cliques sur internet, tu prends ton billet, tu filmes des gens avec ton portable, qui ont le même que toi, tu te promènes dans un centre-ville où il y a des Mc Do, des Zara, des Adidas Store, comme chez toi, au milieu de gens qui sont inscrits sur facebook et qui flippent des intégristes comme chez toi.

On n'avait pas autant d'expérience de la vie heureuse, insouciante, celle qui est née après-guerre, époque bénie de la reconstruction, de tout, de la vie, du bonheur, de la relation entre les gens, qui ont souffert, perdu les leurs, eu peur, très peur. Avant, les gens étaient sur le perron, toujours, devant chez eux, ils saluaient les voisins, discutaient longtemps, aujourd'hui, ils sont derrière chez eux, à l'abri des regards, dans leur jardin. Ou à l'intérieur. L'heure est au repli sur soi, et en même temps au voyeurisme social, autre paradoxe du siècle. Mais il n'y a plus ce respect de l'autre, plus beaucoup, beaucoup moins qu'avant (et oui, encore...), qu'on trouvait dans la bande à Gabin justement, dans ces mecs, ces Audiard, Carmet, Blier, qui jouissaient de se retrouver pour partager le plaisir de la table, de la réunion amicale et de la joute verbale. Il n'y a plus cette vraie demande de l'autre, ce besoin de découvrir l'autre, de l'écouter, de s'en nourrir.

On n'avait pas autant d'expérience de la vie heureuse, chaleureuse, aisée, insouciante...

Et puis tant de choses avaient meilleur goût. Ne me dites pas que les salades, les fraises, les tomates, les fruits en général, ont autant de goût aujourd'hui que quand vous étiez petits ! L'économie galopante, mondialisante, globalisante, a tué le particularisme des cultures, des individus et du goût. Le monde est devenu un état avec des régions, qui différent plus par leur climat et leur fuseau horaire que par leur mode de vie, même s'il subsiste, et heureusement, quelques cultures vraiment différentes. Mais le système financier, qui a débouché sur la crise qu'on sait aujourd'hui, a détruit mille et mille choses sur son passage, depuis 50 ans. La nature, le goût, le mystère, et une certaine idée du bonheur. Et puis, tout a été fait, et plus on avance dans le temps, plus de choses ont été faites, c'est d'une logique implacable. Et le mystère se réduit d'autant.

Bien sûr, chaque enfant découvrira avec des yeux écarquillés ses révolutions à lui, numériques, magiques. Mais il ne découvrira pas l'automobile, les routes désertes, avec peu de voitures, où on pouvait rouler vite, boire cinq verres, fumer dans les restaurants, le premier pas sur la lune, le jazz à St Germain, le flower power des 70's, regarder Jerry Lewis remettre un César à Louis de Funès en direct, puis la magie des années 80 insouciantes, l'hystérie d'une demi-finale perdue de coupe du monde en 82, hystérique parce que jamais arrivés à ce niveau, puis celle d'une victoire dans cette même épreuve quelques années plus tard, dans une ambiance tellement magique, qu'elle semble avoir été la dernière du siècle, celle qui refermait le livre, en beauté, avant d'ouvrir le suivant, qui commençait par deux avions s'écrasant volontairement dans des tours pleines d'hommes.

Bien sûr, le 20ème siècle a eu son lot d'horreurs, et pas des moindres, mais les gens, il me semble étaient plus unis, plus ouverts, plus croyants, et je ne parle pas que de religion, mais aussi de ce fameux mystère, chacun conservait cette part de naïveté, d'insouciance, de pureté dans la réflexion et le comportement, que trop d'informations (médias, Net,...) et une certaine culture de l'égoïsme et de l'individualité ont jeté aux orties.

Ce siècle est piquant, on y voit davantage les épines, là où avant, on ne voyait que la rose.


Franck.

Et ses amis. ;-)

jeudi 16 juillet 2009

Petites questions entre amis

A quelle distance se situe l’horizon ?

Environ 5 km pour un homme de 1,80 m se trouvant au niveau de la mer. Perché sur le mont Canigou (Pyrénées-Orientales) à 2 785 m. L’horizon serait à 188 km.

Pour calculer cet éloignement, on considère que l’horizon est une ligne rasante à la courbure de la Terre et qu’elle coupe perpendiculairement le rayon de la Terre. On a donc un triangle formé par l’éloignement de l’horizon à l’observateur ; la longueur du rayon de la Terre (6 300 km) constitue le deuxième côté ; la longueur du rayon terrestre additionné à la taille de l’observateur donne le troisième côté du triangle.

Selon Pythagore, on a ainsi la distance de l’horizon au carré qui est égal au (rayon de la Terre+la taille de l’homme) au carré, moins le rayon de la Terre au carré.

Dingue non ? Une autre ? D'accord...


Qu'appelle-t-on les 8ème, 9ème et 10ème arts ?

Aucune de ces appellations n’est officielle. Si, dans l’Antiquité, les arts étaient symbolisés par les neuf muses, l’Encyclopédie de Diderot n’en retenait que quatre : architecture, sculpture, peinture et gravure.

Le philosophe Hegel a fourni le classement actuel : architecture, sculpture, peinture, musique, danse, poésie.

L’Italien Canudo, fondateur de la Gazette des sept arts, a ajouté le cinéma à la liste dans les années 20. La BD occupe le 9e rang, initiative due à Goscinny ou au spé­cialiste de la BD Francis Lacassin.

La télé est venue se nicher à la 8e place, sans que nul ne revendique cet honneur. Quant au 10e art, il est disputé par les créateurs de jeux vidéo, les artistes numériques et même des amateurs de modélisme !

Allez, une dernière...


Quel est l'organe le plus lourd du corps humain ?

C’est la peau.

Elle pèse entre 3 et 4 kg pour une surface de près de 2 m². Elle est donc loin devant le cerveau qui avoisine 1,3 kg pour les hommes et 1,1 kg pour les femmes. C’est un organe primordial, puisque le toucher est le 2e sens après la vue, en termes d’informations traitées par le cerveau. La peau représente aussi un rempart contre les agressions extérieures. Elle est constituée de 3 couches distinctes : l’épiderme, strate supérieure qui protège le corps ; le derme, composé de cellules immunitaires et de vaisseaux sanguins ; l’hypoderme, riche en tissu adipeux. La peau met entre 30 et 45 jours à se renouveler.


C'était vraiment très intéressant ! ;-)



mercredi 15 juillet 2009

Laisse aller, c'est une "Valls"

"Je ne quitterai pas le PS, pas plus que je ne vais me taire", a assuré mercredi 15 juillet Manuel Valls, député et maire d'Evry (Essonne), après la publication par Le Parisien d'une lettre dans laquelle Martine Aubry l'appelle à ne plus "tenir des propos [qui] portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants".


"Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste", considère la première secrétaire.

Manuel Valls estimait vendredi, dans Libération, qu'"il faut désormais privilégier la clarté du projet au fétichisme des mots", rappelant qu'il est favorable au changement du nom du Parti socialiste.

suite de l'article ici : http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/07/15/le-grosse-colere-de-martine-aubry-contre-manuel-valls_1218812_823448.html

vendredi 10 juillet 2009

A voir ce soir, 20h35 sur France 5 !

"Les années Francofolles"

Documentaire de Jérôme Bréhier et Stéphane Davet (France, 2009). 50 mn. Inédit.

D'abord, on est emballé, et même ému, par ces images aux couleurs un peu passées qui retracent l'épopée d'un festival, d'un homme (son créateur Jean-Louis Foulquier) et, au-delà, de la chanson, expression artistique et populaire par excellence. C'est la grande force de ces archives finement agencées : mettre en perspective l'évolution des Francofolies et de la société française du dernier quart de siècle, où l'on voit clairement que la chanson a été le reflet - et le relais - des grandes mutations du pays, de l'arrivée de la gauche au pouvoir aux fractures des banlieues, des grands combats antiracistes aux désillusions matérialistes.

(suite de l'article de Valérie Lehoux, ici : http://television.telerama.fr/tele/emission.php?onglet=critique&id=13564060 )

Quand je vous dis qu'un chat c'est vicelard !

jeudi 9 juillet 2009

Mais qui est Izia ?

Depuis quelques mois, son nom se murmure partout, comme on parle d'une pépite rare. "Incroyable, envoûtante, enfin une star française, la nouvelle Janis Joplin, etc..."

Elle, c'est Izia, la fille de Jacques Higelin qui, décidément, n'a pas oublié de léguer à ses enfants son patrimoine génétique. Petit florilège de choses à voir et à savoir :

Pour commencer, l'article du site Le Hiboo, qui lui est consacré :

"Il faisait si chaud – température et intensité – au Nouveau Casino que la charismatique Izïa, fille de qui vous savez et qu’on s’en fiche parce qu’elle n’a besoin de personne pour épater un public constitué pour la plupart de curieux voulant voir en chair et en os ce freak surgi de nulle part, n’a pas hésité, telle une Beth Ditto hargneuse, à retirer pour le plus grand plaisir de tous son haut (exclu :) : c’est la première fois que je me fous en sous-tif, le début d’une longue série !). Il était difficile d’imaginer meilleur concert pour terminer juin en beauté. Retour sur cette performance hors norme.

(suite de l'article ici : http://www.le-hiboo.com/15190-la-bombe-izia-explose-au-nouveau-casino )

Enchaînons avec une vidéo de son passage chez Manu Katché, dans la toujours impeccable émission One Shot Not :



Et terminons par cette rencontre avec une journaliste de Télérama, rencontre audio à écouter en cliquant sur ce lien :

http://www.telerama.fr/musique/rencontre-izia-chanteuse-et-explosive,43326.php


Dis donc Jacques, tu voudrais pas nous faire des quintuplés qu'on se refasse les Jacques' Sons Five ?


Franck Pelé

mercredi 8 juillet 2009

Gloire et misères de Michael Jackson

Lisez cet excellent édito de Christophe Barbier, paru dans l'Express, à propos de Michael Jackson :

Une fin tragique n'est pas une fatalité pour une star, elle est une nécessité. De l'accident de James Dean au collapsus fatal de Michael Jackson, en passant par les barbituriques politisés de Marilyn Monroe, la mort violente est une mort naturelle pour ceux dont la vie fut de bruit et de lumière. Une vraie star ne peut vieillir "pépère", il lui faut la tragédie en point d'orgue pour continuer d'être ce qu'elle fut et éviter la seule déchéance : celle du has been. Ainsi la mort est-elle non pas la fin d'une carrière, mais le début du mythe.

De Michael Jackson les exégètes diront l'apport réel à l'histoire de la chanson populaire, entre invention du clip vidéo et révolution de la danse de scène, et au-delà du cocktail d'usage : sex, drug and pop music. Mais, d'ores et déjà, il apparaît en sa gloire et en ses misères comme un résumé de l'époque qu'il traversa, cet entre-deux-siècles de révolutions presque illisibles, cimetière de certitudes et berceau de brouillards, qui mena du vinyle au MP 3, des idéologies garanties à la dictature du doute, sans prendre le temps de rien expliquer aux humains bringuebalés.

Il y avait chez Michael Jackson, d'abord, le culte malsain de l'enfance, celle qu'on recherche en soi et celle qu'on idolâtre en bêlant. Ce travers commence dans les peluches et s'égare parfois dans les tripotages. Heureusement, Dutroux ne se cache pas toujours derrière Winnie, mais ce penchant de l'époque trahit un monde qui ne veut pas grandir, refuse d'être adulte : il pense ainsi demeurer innocent, quand il n'est qu'irresponsable.

Ce travers a mené le chanteur à la voix prépubère vers une sexualité indéterminée et une androgynie pétrie d'artefacts. Ne plus avoir de caractère, d'identité, de genre : la mondialisation a produit aussi ce désir collectif d'hybridation maximale, d'être un peu tout le monde pour être quelqu'un, d'être compatible avec tous afin de compter pour un autre. Ainsi préfère-t-on se transformer plutôt que s'assumer. Déjà, l'ère post-Jackson est ouverte : Internet glorifie le spécifique et permet le plébiscite de l'atypique.

La trajectoire de Jackson, ce fut aussi la glace de la solitude derrière l'illusion de la communion : les fans clonant leur idole n'ont pas empêché son désarroi. Xanadu s'appelait Neverland, mais le vide était le même dans le coeur de Citizen Kane et dans celui de King Michael, et sans doute une luge brûle-t-elle aujourd'hui, quelque part à Los Angeles... Cette solitude explique aussi l'émotion mondiale, excessive et spontanée : comme pour la disparition de lady Di, les larmes partagées offrent à des millions de solitaires la chaleur d'un chagrin.

Enfin, n'est-il pas cruellement symbolique qu'un Noir qui a tout fait pour devenir blanc meure l'année où un Noir qui assume de l'être est porté au pinacle de la puissance mondiale ? L'oraison funèbre de Michael Jackson était un peu, déjà, dans De la race en Amérique, discours fondateur de la campagne de Barack Obama.

De l'artiste disparu, il demeurera un pas, le "Moonwalk", qui permet de reculer en donnant l'impression qu'on avance : ironique résumé de la fin du xxe siècle... Puisse le prochain King inventer une danse qui aille vraiment de l'avant, sans appréhension ; et l'appeler "Earthwalk".

Christophe Barbier - L'Express

lundi 6 juillet 2009

Lino et le petit salé aux lentilles

Je bois, et Vian ?

G kc ton ifone


Un SMS. Un simple SMS permettrait de pénétrer à l’intérieur d’un iPhone. Et, par exemple, de localiser l’appareil ou de l’utiliser pour des attaques de serveurs. La faute à une faille du système de gestion des SMS du smartphone d’Apple, a révélé jeudi dernier Charlie Miller lors d’une conférence à la SyScan à Singapour.

Ce chercheur en sécurité informatique (Independent Security Evaluators) est loin d’être un inconnu du monde Apple. Quand il ne participe pas à de concours de hacking d’ordinateur (un MacBook Air en deux minutes), il cherche les failles des iPhones.


(suite de l'article ici : http://www.ecrans.fr/iPhone-et-SMS,7652.html)

vendredi 3 juillet 2009

La dernière répét' de Michael



Une vidéo qui attise le regret. Et qualifie la perte.

jeudi 2 juillet 2009

Ciné-rama

Michael Mann revient !! C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup ! Ca veut dire que le cinéma revient aussi. Le bon, le vrai, le costaud, le lourd, celui qui envoie du bois, du frisson, de l'évasion, qui donne envie d'être acteur, qui te fait oublier où tu es assis, bref, the king is back. Pour qui a vu Heat, ce seul exemple du talent de Mann explique tout, ajoutez Révélations, Ali ou Collateral, et vous avez tout compris.

Et devinez quoi ? Il revient avec un film annoncé un peu partout comme un nouveau chef d'oeuvre du genre. Quel genre ? Le genre film de gangsters, le genre biopic, le genre grand spectacle, le genre Les Incorruptibles, Scarface ou Heat justement.

Public Enemies, c'est son titre, est le dernier bébé de Magic Michael, avec Johnny Depp, Christian Bale et Marion Cotillard, la bande-annonce est ici, et je ne sais pas vous, mais moi, c'est mon prochain objectif !

Franck Pelé



Public Enemies - Trailer / Bande-Annonce HD [VO]
par Lyricis

Les autres films du moment à voir, selon mes lectures diverses conjuguées à un feeling qui, s'il me déçoit rarement, peut vous décevoir franchement. Mais si vous voulez me suivre, je vous invite à voir ces films à la critique enflammée :

Là-haut, le dernier Pixar est annoncé comme un chef d'oeuvre d'animation et surtout de sensibilité à l'endroit des jeunes esprits, qu'ils vivent sous des peaux jeunes ou moins jeunes...

La bande-annonce c'est ici : http://www.youtube.com/watch?v=p-TdCD6DBfM

Bronson, Le roi de l'évasion, Adieu Gary, Partir, et Les derniers jours du monde, en attendant le forcément culte et Tarantinesque Inglourious Basterds du 19 août prochain, sont les films qui semblent mériter le détour.


En bref, le site américain http://www.comingsoon.net/ vient de dévoiler l’affiche de The Surrogates. Une affiche qui annonce la fin de l’humanité.

Réalisé par Jonathan Mostow, ce thriller fantastique est basé d’un roman de Top Shelf Comix, «Surrogates» et mettra en vedette Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, James Francis Ginty, Boris Kodjoe et Ving Rhames.

Dans le film, deux agents du FBI (Willis et Mitchell) enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ? (source : http://blogs.lexpress.fr/studiocinelive/)






Et enfin, "The Informant" de Steven Soderbergh.

Soderbergh continue de se plonger dans l’Histoire. Après The Good German et le Che, le réalisateur s’attaque à une histoire vraie dans The Informant. Celle d’une ‘taupe’ du FBI infiltrée qui se retrouve au cœur d’un scandale industriel agroalimentaire. Les premières images sont saisissantes.

Pour ce rôle, Matt Damon a du prendre quelques kilos supplémentaires pour interpréter Mark Whitacre, cet ‘taupe’ du FBI. Le film est basé sur le roman du même nom de Kurt Eichenwald, un ancien journaliste du New York Times, qui s’est lui-même inspiré de faits réels.

Trailer visible ici : http://blogs.lexpress.fr/studiocinelive/2009/07/le-trailer-de-the-informant-de.php

Enjoy !

Frankie