Billets d'humeur, doux, durs et dingues. Ils compilent coups de coeur, de gueule, de blues, infos, pépites et autres richesses que j'ai envie de partager avec vous. Amoureux de la plume et de tout ce qui la fait glisser, j'essaierai dans ce Frankierama, d'ouvrir une petite fenêtre sur ce qui me fait frissonner, et de changer un peu votre air.
mardi 31 mars 2009
lundi 30 mars 2009
Anne le Musical - jusqu'au 6 avril au Théâtre Rachi
Trente artistes sur scène pour raconter la vie d’Anne Frank à travers un grand spectacle Musical, produit par Francine Disegni.
Paroles et musique : Jean-Pierre Hadida
Mise en scène : Christine Giua, Pierre-Yves Duchesne
Du lundi au jeudi à 20h45 - Dimanche à 15h et 18h
Théâtre Espace Rachi
39, rue Broca
75005 Paris
Réservations : 01 42 17 10 38 - 06 47 07 44 03
Les bras m'en tombent - par Denis Parent
Denis Parent (tous ses billets intitulés "Les bras m'en tombent" sont visibles sur sa page Facebook).
dimanche 29 mars 2009
Top 10 des signes qui montrent que vous utilisez trop les torrents pour télécharger
Vous n’allez plus jamais à la « Fnaque » : d’ailleurs vous ne savez plus l’écrire non plus.
Vous avez appelé vos deux jumeaux “Mininova” et “Emule”: si c’est pas de l’amour ça…
Chez vous, c’est la fête du cinéma tous les jours : les gens de votre immeuble réclament d’ailleurs que vous investissiez dans un nouveau canapé et pensent qu’une machine à Pop-Corn, ça serait pas du luxe.
Vous préférez chercher une heure sur Internet comment télécharger un timbre plutôt que de faire la queue à la poste : c’est vrai que 8 minutes d’attente, c’est intenable non ?
Vous trouveriez normal de faire parti du comité de sélection des films des “Oscars” et des “Césars”: après tout, comme les pro vous voyez un film par jour, et comme les journalistes vous ne payez pas non plus l’entrée.
Vous ne comprenez plus les discussions au bureau sur les prochains épisodes de Lost à venir, vu que vous les avez vus il y a 3 ans : c’est ce qu’on appelle une rupture du continuum espace-temps…
La crise n’affecte en rien votre pouvoir d’achat : vous n’achetiez déjà rien…
Vous avez fait assurer votre connexion Internet : quand on aime, on ne compte pas !
Puisque tout le monde en parle, vous pensez que “La crise” est une nouvelle série américaine de HBO à télécharger d’urgence : paraît que c’est la fin du monde et que tout le monde vit dans la rue, ça a l’air délire…
Vous trouvez anormal de payer un loyer pour votre appart : alors qu’un espace partagé commun pourrait très bien faire l’affaire. Du moment qu’il y ait une prise électrique et le wifi.
Et vous, quels symptomes de téléchargeurs abusifs avez-vous ?
(source : www.topito.com)
La riposte graduée version "Brazil"
Réalisée à partir des images d’un film, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de Brazil, Hadopi Brazil donc, raconte un épisode quotidien de la vie dans l’après 2010, alors le système de riposte graduée est en place. « Parce que des images valent mieux qu’un long discours... et qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer » racontent-ils. (source ecrans.fr)
Autre vidéo (courte) à voir sur le sujet : http://mk3.laquadrature.net/flv/Bougies.mp4
mercredi 25 mars 2009
Are you Soul ? Are you Funk ? So, you're gonna love that !
Frankie
http://www.deezer.com/track/2376054
Article de www.wegofunk.com :
Tom Brenneck n’en fini plus de se faire remarquer. Après les Dap-Kings, The Budos Band, et les coups de gratte donnés à droite et à gauche, le voilà qui maintenant créé sa propre division à l’intérieur même de la maison mère Daptone, label qu’on ne présente plus tant il vise à devenir le terme générique pour désigner « de la Soul ou du Funk avec un son 100 % analogique, organique, bref vintage cuvée 70 comme on les aime et surtout comme il se doit ». C’est donc sur son Dunham Records fraichement fabriqué avec son compère batteur Homer Steinweiss que TNT Brenneck sort son premier album Menahan Street Band.

Durant ces 2 dernières années, Brenneck armé d’un simple 8 pistes et de 2 micros a profité de ses temps morts entre les tournées des Dap, des Budos et d’Amy Winehouse pour cuter des titres avec l’aide de Dan Foder (basse des Budos), Homer Steinweiss (batterie des Dap-Kings, d’El Michels Affair et avant ça des Mighty Imperials), Dave Guy (trompette Dap et Budos), Gabe Roth (patron de Daptone, bassiste des Dap, joue d’un truc sur tous les albums de son label), Mike Deller (clavier venimeux des Budos), Leon Michels (ex Dap, saxo d’El Michels Affair, patron de Truth & Soul) et Nick Movshon (basse et batterie d’El Michels Affair et des Mighty Imperials). Tout ça enregistré dans sa chambre. Vraiment très sympa pour les voisins du dessous, un centre communal appelé…Make The Road By Walking, titre du 45 avec lequel le Street Band a essuyé les plâtres du label et dont le riff de cuivres est tombé dans le sampler d’un des producteurs de Jay-Z.
(suite de l'article ici : http://www.wegofunk.com/Menahan-Street-Band-Make-The-Road-By-Walking_a2212.html )
mardi 24 mars 2009
Musique : l'album du mois

Il y a des disques qui font doublement plaisir, comme celui-ci, qui justifie une patience pourtant soumise à rude épreuve. Que le premier album solo de la fragile icône rock Peter Doherty soit une réussite redonne espoir dans une époque qui favorise plus les artistes qui maîtrisent autant la communication et le marketing que la construction scientifique de leurs chansons.
Hugo Cassavetti (Télérama) (suite de l'article : http://www.telerama.fr/musiques/grace-wastelands,40314.php )
Frankierama :
J'ajoute que, ayant acheté cet album, le petit bijou annoncé est bien né, et la musique de Peter Doherty, puisqu'il veut qu'on l'appelle dorénavant Peter, confirme, après le génial opus des "Last Shadow Puppets" que la pop anglaise se porte comme un charme. Dès que la production se met au diapason de la profondeur du songwriting, on tutoie les sommets. Et ceux de Peter sont bien plus vertigineux et enivrants que ceux de feu Pete, le pantin de la presse people, ridicule et caricatural. Condamné par la justice de son pays à ne plus être domicilié à Londres suite à ses trop nombreuses frasques, il faut croire que l'air de la campagne, et la compagnie de son pote Graham Coxon, de Blur, lui ont fait un bien fou. Peter est mort, vive Pete !
Franck Pelé
Le livre du mois

Alors qu'un jardinier s'active à tailler les haies de son voisin, maniant une machine effroyablement bruyante, le narrateur d'Impardonnables – il est écrivain, précisons-le, c'est important, pour ne pas dire essentiel – songe à Ernest Hemingway : « Je me demandais si Hemingway serait allé lui casser la gueule. Je pensais à lui car j'avais relu Les Neiges du Kilimandjaro la veille au soir, et j'avais songé voilà bien un des meilleurs écrivains que je connaisse. Je le pensais chaque fois que je relisais cette histoire, sans coup férir. Superbe écrivain. Puissant. Econome. Rusé. Dommage qu'il n'ait pas épousé ma tante comme il le lui avait promis. »
suite de l'article : http://www.telerama.fr/livres/impardonnables,38148.php
lundi 23 mars 2009
Dis papa, comment elle fait sa toile l'araignée ?
...et la façon dont l'araignée tisse sa toile n'aura plus de secrets pour vous.
Choisissez de voir l'animation "étape par étape" pour avoir le temps de lire les légendes.
Attendez, c'est pesé !
Ce dispositif va trahir votre secret le mieux gardé, le plus inavoué, le moins fier… L’agence N=5 d’Amsterdam n’a rien trouvé de plus percutant pour vous motiver à bouger que de présenter votre poids au public, alors que vous êtes tranquillement assis en attendant le bus…

vendredi 20 mars 2009
Le premier prix Plume d'Agence attribué à Rodolphe Marcotte
(source CB Newsletter)
jeudi 19 mars 2009
mercredi 18 mars 2009
La citation du jour
Michel Audiard
Bercy Bernard !
Le tribunal arbitral ayant tranché en sa faveur, le 7 juillet 2008, le vieux contentieux qui l'opposait à ses banquiers sur la revente d'Adidas, l'État a été condamné à verser à Tapie 240 millions d'euros au titre du manque à gagner, et 45 millions en réparation de son préjudice moral. Le montant à venir représente, lui, les intérêts cumulés sur les sommes dont l'ancien ministre a été privé, selon les arbitres - moins des frais de liquidation estimés à 12 millions d'euros. Au total, Bernard Tapie aura ainsi reçu 333 millions d'euros d'indemnités.
(suite de l'article : http://www.lepoint.fr/actualites/exclusif-le-dernier-cheque-de-bercy-a-tapie-101-millions-d-euros/920/0/326477)
Le Foot se dope pour rester jeune
Les traces de DHEA – hormone connue pour ralentir la vieillesse – décelées dans les cheveux se retrouvent dans des proportions proches dans le football, le rugby, le cyclisme et l'athlétisme. "C'est la preuve qu'il n'y a pas du dopage que dans le cyclisme", explique Pierre Bordry, le président de l'AFLD. En tête vient le football, avec 21,8 % de dopés à la DHEA (7 cas sur 32 analyses), puis le cyclisme amateur (17,6 %), le rugby (16,7 %), l'athlétisme (13,22 %), et enfin le cyclisme professionnel (10,8 %). L'AFLD a également détecté trois cas de dopage à la testostérone, un cas mêlant DHEA et testostérone.
(suite de l'article ici : http://www.lemonde.fr/sports/article/2009/03/18/la-dhea-nouveau-produit-dopant-des-sportifs-francais_1169286_3242.html)
mardi 17 mars 2009
lundi 16 mars 2009
vendredi 13 mars 2009
jeudi 12 mars 2009
Extraordinaire article écrit par une femme qui ne l'est pas moins ! A lire absolument, même vous chers retraités dont le titre vous semble vulgaire...
Article écrit par Gaëlle-Marie Zimmermann pour Presse-citron à l’occasion de la Journée de la Femme (http://www.presse-citron.net/journee-de-la-femme-journee-de-la-chatte-journee-de-la-bite-vents-contraires-et-tempete-dans-un-verre-d%e2%80%99eau-par-gaelle-marie-zimmermann)
Quelles sont véritablement les différences entre un homme et une femme ? Non, je ne parle pas des différences qu’on déplore, ni de celles contre lesquelles on se révolte…
Je parle ici des différences fondamentales, intrinsèques. Et qu’on ne vienne pas m’emmerder avec la vomitive série des Mars et Vénus de John Gray : il suffit de lire l’excellent livre de Sophie Cadalen (« Toi Mars, moi Vénus… ou le contraire… », paru chez Leduc) pour piger que le Mâle et la Femelle n’ont finalement de différences que celles qu’on cautionne joyeusement, et qu’il est bien plus constructif et libérateur de constater les différences entre les individus plutôt que celles liées au genre, sans oublier que réduire l’homme et la femme à une série d’incompréhensions mutuelles en donnant des recettes à la con ne fait qu’entériner la difficulté à communiquer, prônant une sorte de pitoyable résignation comme modèle de pensée.
Alors quelles sont les différences entre un homme et une femme ? Eh bien c’est très simple :
La suite de l'article ici : http://www.presse-citron.net/journee-de-la-femme-journee-de-la-chatte-journee-de-la-bite-vents-contraires-et-tempete-dans-un-verre-d%e2%80%99eau-par-gaelle-marie-zimmermann
Vous pouvez également retrouver ce texte et d'autres fruits de cette jolie plume sans artifices ici : http://www.journaldunepeste.fr/
Réalité augmentée : une expérience fascinante avec une simple feuille de papier
Smart Grid, d’Ecomagination, un projet de General Electric en faveur des énergies renouvelables, propose une expérience de réalité augmentée à la portée de tous, puisqu’il suffit d’imprimer un “marqueur solaire” fourni sur une feuille blanche A4 et de disposer d’une webcam et, en option, le son activé sur votre PC.
Pour activer votre scène de réalité augmentée, rendez-vous sur cette page. Vous imprimez le marqueur sur une feuille A4, vous la positionnez en face de l’objectif de votre webcam et vous laissez la magie opérer : une animation Flash en 3D démarre immédiatement et vous pilotez son orientation en faisant tout simplement bouger votre feuille de papier.
Superbe et fascinant, vous venez de vivre votre première expérience de réalité augmentée à la maison.
(source : http://www.presse-citron.net/realite-augmentee-une-experience-fascinante-avec-une-simple-feuille-de-papier)
mercredi 11 mars 2009
La Dariole, Gérard et Dieudonné
Je viens vous conter la journée extraordinaire d'un homme ordinaire, moi. Et vous donner quelques humeurs en vrac. Bon... Quand je parle d'extraordinaire, j'exagère un poil... En fait j'ai gagné un repas pour deux dans un restaurant gastronomique du neuf-un, et j'ai vu Gérard Lanvin avenue Kléber ! Oui, bah pardon mais il y a des journées moins trépidantes !
Avant de commencer, sachez que j'écris très souvent mes billets le soir, ou le week-end, je les pré-enregistre, et je distille leur publication au gré des heures professionnelles, suspendues momentanément le simple temps du clic... Donc, oui, au boulot, je ne fais que publier, c'est à dire cliquer sur un bouton, entre deux missions ! Non parce que le soir de mon anniversaire, Paul, mon cousin, me demandait..."mais comment tu fais pour trouver le temps de balancer tout ça dans la journée ?" avec un sourire en coin... Et de lui répondre, à mon bon Paulo : "Facile, je me fais deux petits breaks, deux fois quatre heures !" ;-)) Non, bien sûr, je stocke, plutôt le soir, et je déstocke, plutôt la journée. Et sinon, vous pouvez essayer de faire ça tout en mangeant quelques frites. Le fameux break - frites. Bref...
Revenons à la Dariole et à Gérard.
J'ai un radio-réveil qui commence un peu à tutoyer la vieillesse, le CD ne démarre plus, et la radio ne propose, en mode clair et net, que E FM, la radio de l'Essonne (le 91, le neuf un donc !). Et pour ceux qui connaissent le charme des radios locales, celle-là aurait sa place au Panthéon du genre. Le ton journalistique monocorde avec intonations toujours au même endroit des journalistes sortis d'école, ou ceux de M6, vous voyez ? Et bien à côté des animateurs d'E FM, ce sont des petits garçons les gars de Zone Interdite et de Capital ! En même temps, difficile de mettre un peu de vie dans les bouchons de Savigny sur Orge ou les retards des trains de Juvisy... oui, oui, les infos locales précèdent le bulletin national... Bon, c'était exceptionnel hein, d'habitude, c'est un petit buzz et hop debout ! Mais là, la petite famille en Croatie, je me suis fait un petit plaisir, écouter E FM...

Donc, je me lève, et je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d'habitude... et... pardon... donc, je me réveille, et j'entends l'animatrice dire "appelez le 01 69...etc... à gagner un repas pour deux à La Dariole, le célèbre restaurant gastronomique de Viry-Châtillon". Là, allez savoir ce qui peut se passer dans une tête dont le cerveau s'est remis en marche trois secondes avant, j'ai retenu le numéro, j'ai sauté sur le téléphone, je l'ai réparé (oui, j'avais sauté un peu fort quand même....) et j'ai composé le numéro de la radio. "Oui, bonjour Monsieur, laissez-nous vos coordonées, et si vous êtes tirés au sort, on vous appellera." Je laisse les choses en question, puis en sortant de ma douche, message sur mon portable. J'écoute... "Monsieur Pelé, c'est Véronique de la radio E FM, je voulais vous annoncer que vous aviez gagné le repas pour deux personnes au restaurant la Dariole, etc..." !! (sachez par ailleurs que la nana parle sur un répondeur de portable comme pendant son flash, c'était à mourir de rire) J'ai gagné !!! Putain, mais alors c'est vrai que c'est l'année du verseau ?? On m'avait dit que j'aurais de la chance mais alors là... ;-) Plus sérieusement, content j'étais, une bonne journée qui commençait.
Et puis, en repensant à ce que disait la radio un peu plus tôt "selon les derniers indices médiamétrie, vous êtes 30.000 à nous écouter, merci de votre fidélité...", je me disais, est-ce que c'est du marketing cette annonce ? Et est-ce que ce matin, en vrai, on n'était pas plutôt genre trois à vous écouter...? Trois, dont Kevin, qui, entamait son deuxième tube de gel pour se faire la tête de Tokyo Hôtel, et avait vraiment autre chose à faire qu'aller manger à la Dariole, et Lucette, qui ne supporte plus que les pâtes sans beurre depuis janvier 77.
Sur ce, je vais travailler, journée classique, on nourrit le moteur de recherche eGuides.fr (à ce propos, une double-page sur le thème Internet, Hadopi et autres pourra être lue dans un prochain Télérama, et Bruno Guillard, papa des eGuides, a été interviewé pendant 2h30 hier, un joli coup de pub.) et le soir, pour rejoindre l'Etoile, je prends le bus à Kléber. Et là, surgit dans un costard trois pièces des plus classieux, le non moins classe Gérard Lanvin. Les filles, franchement, vous seriez tombées comme des mouches...

A propos de sondage, celui de cette semaine vient de prendre fin, et Coluche est le grand vainqueur de vos humoristes préférés (pardon aux oubliés, que j'adore, Desproges et Jean Yanne en tête). Une autre information étonnante sort de ce sondage, la position de Dieudonné, dont l'humour reste très manifestement très apprécié, malgré le boycott médiatique et les frasques politico-sensationnelles. Si on parle d'humour pur, je fais partie de ceux qui ont ri comme jamais en allant voir "le divorce de Patrick" au Zénith, plein comme un oeuf, il y a des années maintenant, avant les "dérapages" et le cirque qui suivit. La salle représentait le peuple dans toutes ses confessions et toutes ses couleurs. La machine médiatique s'est emparée du sujet, a diabolisé l'énergumère, puis, lui, a franchi la ligne blanche en se laissant aller à des provocations des plus gratuites et forcément déplacées, a pris le tollé général comme une attaque en règle, et s'est petit-suicidé professionnellement en se défendant sur des arguments seulement politiques.

Le prochain sondage aura pour thème la radio justement ! Je vous embrasse, et vous invite à aller voir Boy A au cinéma, très bon film, en attendant d'être panégyrique (clin d'oeil à Isloann) au sujet de Milk, mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, il faut d'abord que je trouve le temps de le voir...
A bientôt
Franck
lundi 9 mars 2009
Les 16-25 ans, génération qui a perdu foi en l'avenir
Chômage, pauvreté, perte de confiance en l'avenir : la situation des 16-25 ans interpelle. Le haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch, lance lundi 9 mars la concertation qui doit aboutir à une nouvelle politique de la jeunesse, favorisant l'autonomie : insertion professionnelle, logement, santé, participation à la vie sociale seront les thèmes abordés.
"Il est urgent d'agir", prévient l'un des participants, le sociologue de la jeunesse Olivier Galland, dont les travaux nourrissent largement le diagnostic gouvernemental. Directeur de recherches au CNRS et président du comité scientifique de l'Observatoire de la vie étudiante, ce dernier met en évidence, dans un livre à paraître en avril, Les jeunes Français ont-ils raison d'avoir peur ? (Armand Colin), la cause majeure du malaise : le modèle d'"élitisme républicain" sur lequel se fonde le système éducatif est "en crise" profonde.
(suite de l'article : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/09/les-16-25-ans-generation-qui-a-perdu-foi-en-l-avenir_1165385_3224.html#xtor=RSS-3208)
vendredi 6 mars 2009
Big Brother is watching you
La photo : http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c
jeudi 5 mars 2009
A vous le studio !

Vous adoreriez bidouiller dessus mais vous n’avez pas une fortune à dépenser sur les sites d’enchères ? Consolez-vous avec Audiotool, un formidable mini-home studio vintage lancé par la plate-forme de vidéo et de musique en ligne Hobnox. Tout y est virtuel, mais reproduit au bouton près. En plus de la TR-808, on y trouve sa petite sœur, la TR-909 ; le synthétiseur TB-303, aux basses si caractéristiques ; et une pléiade de pédales d’effets (reverb, delay, flanger…).
Vidéos Will Ferrell
Enjoy here : http://www.funnyordie.com/will_ferrell

Martin Bouygues exclut de vendre TF1, qui reste "un modèle viable"
"Cela servirait à quoi ? Je suis très attaché à TF1, et pour plein de raisons, dont une qui est stupide car elle est sentimentale", a déclaré le patron du groupe Bouygues. "TF1 a été privatisée il y a 22 ans dans quelques semaines, et en 22 ans, la France a connu quelques crises économiques, mais pas TF1, a-t-il poursuivi. Et bien là ça y est, on y a droit. On va s'adapter et c'est ce qu'on fait".
Mais loin d'être "un modèle foutu", TF1 reste "un modèle viable, qui a un réel avenir", malgré la crise qui pèse sur les recettes publicitaires et un univers concurrentiel qui a beaucoup changé avec le succès de la TNT", a ajouté le Pdg. (source CBS News)
mardi 3 mars 2009
La langue française de demain ?
La langue française évolue sans cesse, et c’est tant mieux. Encore faut-il que ses évolutions nous plaisent. Alors pour ne pas se laisser piéger par la pauvreté SMS , soyons créatifs, participons !
C’est l’esprit du “dictionnaire du futur” d’Anne-Caroline Paucot : inventer les mots de demain et, ainsi, réfléchir à notre avenir dans ce qu’il peut avoir de plus quotidien. C’est ce qu’elle fait avec une bonne dose de prospective et un soupçon de malice dans un livre et sur son blog (http://www.dictionnairedufutur.fr/)

Ses dernières trouvailles ?
- Numéricrasher : Se faire piéger par des traces numériques laissées sur le Net.
- Carteuil : Un cercueil en carton ou en matériaux bio-incinérants.
- Chindish : Nouvelle langue internationale des affaires constituée principalement d’un mélange d’anglais, hindi, chinois.
- Loliciel : Application jetable destinée à un amusement éphémère.
- Powerpointite : Syndrome lié à l’usage abusif de PowerPoint.
D’autres mots inventés peuvent dessiner notre futur, et pas forcément dans le domaine des nouvelles technologies. Vous avez des idées ?
Paris SG - Real Madrid 18 mars 1993 Et le Parc explosa de bonheur...
Mon nom de famille étant Pelé, je suis tombé dans le foot dès la naissance. J’avais d’ailleurs un tantinet la pression quand je me suis inscrit à mon premier club de foot. Chaque année, c’était la même : « - Pelé ? Le Pelé blanc ? - Oui, oui, voilà, c’est ça… » Bon, je n’ai pas eu un millième du palmarès du Pelé noir, mais pour rien au monde je n’échangerais mon diplôme de « Champion d’Ile de France de Football » saison 81 – 82, j’en étais fier comme si j’avais gagné la Coupe du Monde !
La Coupe du Monde justement, c’est là que la baguette magique du foot m’a touché. Même si mon premier souvenir de football à la télé remonte à la finale de la Coupe de France, Nice – Nancy de 1978, victoire de Nancy au Parc, avec un but de Platini, poteau rentrant ! J’ai regardé ce match à Arbonne, dans la maison de campagne de mes grands-parents. Je me souviens aussi des matches de qualification pour le Mundial espagnol, avec un France – Hollande (bizarrement à l’époque, on disait la Hollande, c’est après que la mode a voulu que « Pays-Bas » sonne mieux, un peu comme les doubistes en parlant de Sochaux, devenus subitement les doubiens l’année dernière…). On gagne 2-0 , coup-franc somptueux de Platoche, et but de Didier Six. Mais c’est la Coupe du Monde en Espagne qui allait me piquouser à vie.
Je me souviens de tous les matches, de l’égalisation de Gérard Soler lors du France – Angleterre inaugural, qu’on perdra 3-1, de la toile d’araignée enlevée de la lucarne par Genghini grâce à un coup-franc d’anthologie contre l’Autriche, d’Amoros qui sauve son équipe sur sa ligne en fin de match contre la Tchécoslovaquie (Panenka jouait encor e !), du but de Giresse de la tête contre l’Irlande… bref. Et surtout du match du siècle, le France – Allemagne de Séville. En fait, si Kombouaré n’avait pas marqué à la 96ème minute de PSG – Real, j’aurais probablement eu la même sensation horriiiible d’injustice !
On aurait dû jouer la finale de la Coupe du Monde 1982, on l’aurait peut-être même gagnée (ou perdue sur un penalty imaginaire obtenu par Paolo Rossi à la 89ème…), Schumacher aurait dû prendre un rouge pour son agression sur Battiston, et penalty pour les Bleus, à 3-1, on aurait dû fermer la boutique derrière et on finit sur ce score, avant la séance de tirs au but (qui ne s’appelait pas encore comme ça), on sort Ettori et on fait entrer Baratelli qui nous envoie en finale. Bref. On aurait rejoué ce match mille fois, on allait en finale 999 fois. Oui mais voilà, on ne l’a joué qu’une fois, et on l’a perdu, parce que le scénario avait été écrit par une main allemande. Je ne vois que ça…
Depuis ce match, rayon grandes émotions, on avait vibré très fort à la Coupe du Monde 86, et au France – Brésil de Guadalajara, et au niveau club, comme tout le monde, si je voulais voir des buts, je mettais Canal, commentaires Biétry – Denisot, et on regardait l’OM de Papin et Waddle. Match de Coupe d’Europe au Vélodrome ? Le tarif, c’était deux buts, minimum. Et oui, on peut être un pro parisien, souhaiter une défaite des marseillais à chaque match aujourd’hui, même en Coupe d’Europe, et avoir vibré pour Magic Chris, Enzo Francescoli et les Papinades.
Il me semble quand même que Paris, je l’ai toujours eu en moi. J’étais devenu supporter du PSG à vie après ce PSG – Real, certes, mais depuis que Canal avait injecté l’argent nécessaire à la construction d’une belle équipe, au début des années 90 , je chauffais régulièrement mon siège au Parc. Et l’année de France – Allemagne, déjà, les exploits de la bande à Borelli gagnant la Coupe de France en finale contre les Verts de Platini m’avaient ému comme il fallait.
Bon, pardon pour la longueur de l’intro, mais vous savez pourquoi j’aime le foot maintenant, quels matches m’ont ému, porté, traumatisé, bouleversé.
Paris Saint-Germain – Real Madrid n’est pas le moins riche en ces sentiments divers.
Le 18 mars 1993 a donc lieu à Paris, au Parc des Princes, le match retour du quart de finale de la Coupe de l’UEFA entre Paris SG, et le prestigieux Real Madrid. Vainqueurs à l’aller 3-1, les espagnols sont favoris, même si la cote des parisiens est déjà très haute depuis quelques matches, notamment le match aller, beaucoup plus serré que le score ne l’indique. Madrid ne menait en effet que 2-1, avant que Roche ne soit expulsé pour une main dans la surface (sévère…). Penalty. Lama détourne le penalty… dans les pieds de Michel, le madrilène, qui a bien suivi. Dur, très dur… En même temps, la suspension de Roche entraîne la participation de Kombouaré au match retour, enfin je dis ça, je dis rien…
Paris, donc. Match retour. J’ai mon précieux sésame depuis les premières minutes de la mise en vente, l’ambiance est folle, incroyable, électrique. Après coup, on se dit qu’on pouvait sentir dans l’air cette électricité inhabituelle, cet air d’extraordinaire qui flottait au dessus du Parc. Jamais le Parc n’a été aussi explosif, aussi festif, aussi bruyant. Un vrai stade de foot.
Cette année-là, Paris avait probablement la plus forte équipe de son histoire. A chaque poste, il y avait un monstre, même Colleter ou Sassus, aujourd’hui, joueraient en Angleterre. En fait, si l’arrêt Bosman était arrivé plus tôt, Paris n’aurait jamais eu cette équipe (et l’OM n’aurait jamais gagné la Ligue des Champions…). Lama et Ginola auraient joué à Arsenal, Valdo et Weah au Milan, Le Guen et Ricardo à Barcelone, Bravo et Guérin à Newcastle, etc…
Si Paris gagne 2-0, on élimine le Real.
Le match commence comme dans un rêve. But de Weah sur corner, le stade explose. Mais la peur commence à gagner doucement les cœurs les plus optimistes. C’est dur, les espagnols tiennent le match, c’est très solide derrière, on se dit que seul un exploit… Et puis Weah, soulève légèrement le ballon, comme pour jongler, petit extérieur du droit sur Bravo, qui met de la tête en retrait pour celui que les espagnols surnomment El Magnifico depuis le match aller, David Ginola… Demi-volée… Sous la barre !! Buyo aux fraises, le Parc hurle son plaisir !
Il faut tenir… Valdo, après une feinte mémorable qui met son défenseur dans le vent, met le troisième ! Plus rien ne peut arriver aux parisiens… Mais le précédent de Séville fait que, pour les français, plus que pour quiconque, rien n’est jamais fini… 94ème minute… Coup-franc pour le Real… et but de Zamorano ! Aaaaaarrrgghh… C’est pas vrai !!!! On va droit aux prolongations, et vu le coup au moral, tout le monde voit la fin de l’histoire arriver… Mais ce brave Mr Puhl se plaît bien sur la pelouse du Parc, et ne siffle toujours pas… 96ème minute, coup-franc pour Paris. Sur Canal, à cet instant précis, Platini, consultant, dit à Charles Biétry et au regretté Thierry Gilardi, « …et ben voilà le 4ème but… » . Ah la science du jeu, on l’a ou on l’a pas…
Le Guen monte, Ricardo monte, Kombouaré aussi….. et chppppaaaaaaooooowwwwwwwwmmmmm brrraaaaaoooooouuuuuummmmmmmm l’explosion, l’orgasme collectif, l’inimaginable, jamais le Parc des Princes n’aura fait autant de bruit !!!! Un mec de 120 kilos, au bas mot, que je n’avais jamais vu de ma vie, me soulève de joie, comme si j’étais la mascotte du club, je ne touchais plus le sol au propre comme au figuré…
Coup de sifflet final, Paris élimine Madrid, et sera éliminé par la Juve au tour suivant.
Le club de la capitale se qualifiera 5 fois de suite pour les demi-finales d’une Coupe d’Europe. La prochaine fois que je vibrerai comme ça dans un stade, ce sera pour PSG – Barcelone, Guérin donne la victoire, puis France – Paraguay à Lens, Coupe du Monde 98, but en or de Laurent Blanc, on entendait une mouche voler à Bollaert avant le but, puis France – Italie 98, en quart, j’étais derrière les buts de Barthez pendant la séance de tirs au but…
Depuis on a vieilli, un peu, oui, peut-être, perdu notre insouciance, probablement… mais on a surtout perdu nos meilleurs joueurs à cause d’un arrêt juridique, l’arrêt Bosman, qui empêchera probablement les futurs supporters parisiens de connaître une soirée comme celle du 18 mars 1993, définitivement magique et éternelle.
Franck Pelé
lundi 2 mars 2009
Laporte ouvert à toutes les fenêtres
Le secrétaire d'Etat aux Sports, ancien sélectionneur du XV de France, déclare ce mois-ci dans un entretien à So Foot qu'il est «impossible (...) d'imposer à un gars qui s'apprête à jouer un match international de chanter La Marseillaise.»

Laporte raconte son expérience d'ancien sélectionneur : «J'adore chanter La Marseillaise. Je pense à ma famille, à mes amis qui ne sont plus là, je ne sais pas pourquoi, je suis comme cela. Je recevais parfois des lettres me disant : ''un tel ne chante pas La Marseilliase, il ne faut plus le sélectionner''. J'allais voir le type.
Une fois, l'un m'a répondu qu'il trouvait les paroles trop dures. Un autre m'expliqua : ''Ecoute Bernard, tu nous motives comme des branques pour leur rentrer dans le chou et après il faut chanter La Marseillaise, moi je suis déjà dans mon match. Ce serait Petit papa Noël, je ne pourrais pas davantage''.»
Brassant toute l'actualité du foot, Bernard Laporte confie aussi à So Foot qu'il «est convaincu qu'il n'y a pas de dopage dans le football» car «il est très difficile de recourir au dopage dans un sport collectif, de garder le secret». Il défend aussi l'idée que la construction de stades puisse relever de l'intérêt général, alors qu'un amendement allant en ce sens a été retoqué au dernier moment en janvier dernier.
«Quand vous construisez une autoroute pour accéder au centre commercial Carrefour ou Auchan, ce n'est pas privé peut-être ?» demande Laporte, qui souligne : «Citez moi un événement qui exalte quinze millions de Français ensemble, avec une montée d'adrénaline à un instant T ? Une élection présidentielle! A part ça, rien!»
La promotion de stades modernes qui soient la propriété des clubs est, aux yeux du secrétaire d'Etat, au coeur de sa mission qui consiste à faire gagner la France dans les compétitions internationales. «Quand je vais voir Aulas à Lyon avec son projet OL Land, il me dit : ''Bernard, j'ai 150 millions de budget, regarde la maquette, avec les commerces et le reste, j'ai 80 de plus, là je deviens économiquement et sportivement capable de gagner la Coupe d'Europe.''» (source lequipe.fr)
dimanche 1 mars 2009
Internet Archive ou le rêve d'Alexandrie

Le fac-similé du manuscrit d'Alice au pays des merveilles, dans son édition de 1886, 6 408 concerts du groupe psychédélique américain Grateful Dead, 10 278 livres en yiddish, certains sauvés de justesse avant destruction par le National Yiddish Book Center. Une collection de 6 322 cylindres et disques 78 tours, dont le premier enregistrement de Stravinski conduisant Le Sacre du printemps (1929), et 22 films de Buster Keaton, parmi lesquels les impayables Frigo déménageur (Cops) et Maison démontable (One week)... On pourrait continuer la liste encore longtemps. Car Internet Archive, le site sur lequel on trouve tous ces trésors, héberge et met à disposition gratuitement, sous forme digitale, des millions de livres, de vidéos et de sons libres de droits. Ainsi que des milliards de pages web, capturées telles quelles depuis les tout débuts de l'Internet.
Le créateur de cette incroyable médiathèque, en 1996, s'appelle Brewster Kahle. A l'époque, cet Américain est déjà un ponte de l'informatique - dès la fin des années 1980, il a imaginé un système permettant de se connecter à distance à des bases de données documentaires. Les ventes successives et profitables de ses deux sociétés lui permettent de financer le projet, qui peut ensuite grandir presque seul, alimenté par des particuliers, des fondations ou même, dernièrement, par la Nasa, qui y a mis sa collection d'images spatiales.
Défenseur des libertés publiques au sein de l'Electronic Frontier Foundation, ardent promoteur d'un Internet libre et ouvert, Kahle affirmait en 2005 au San Francisco Chronicle, pour promouvoir sa vision d'un « accès universel aux connaissances de l'homme », qu'il « est désormais possible techniquement de faire revivre le rêve de la bibliothèque d'Alexandrie ».
On ne sait pas au juste qui, de Jules César (- 48 avant notre ère) ou du patriarche Théophile (391), fut à l'origine de la destruction de celle-ci. En ce qui concerne Internet Archive, sauvegardés sur différents serveurs, ses petaoctets (1) de données sont, en principe, à l'abri de tout incendie. (source Télérama)
Internet Archive, c'est ici : http://www.archive.org/index.php